Nouveau rapt au Nigeria. Au moins 13 cultivateurs ont été enlevés dans le nord‑est du pays, théâtre d’une insurrection djihadiste, a annoncé Abba Abbari, président du gouvernement local de la zone de Konduga, dans l’État de Borno.
Selon Tijjani Ahmed, chef local de la milice antidjihadiste connue sous le nom de Civilian Joint Task Force, les ravisseurs ont pris contact avec les familles et demandé une rançon.
Des enlèvements en série
Le Nigeria est le théâtre depuis plus de 15 ans d’enlèvements de masse, perpétrés dans le nord‑ouest et le centre par des bandes criminelles à la recherche de rançons, et dans le nord‑est par des combattants djihadistes. Ces épisodes font partie d’une tendance qui a récemment connu une forte accélération.
Ces dernières semaines, plusieurs centaines de personnes ont été enlevées de façon rapprochée dans plusieurs États du pays, une vague marquée notamment par le rapt de plus de 300 élèves et enseignants d’un pensionnat de l’ouest du pays, le 21 novembre. Cette vague d’enlèvements au Nigeria — souvent évoquée sous la requête « enlèvements Nigeria » — illustre l’ampleur et la diversité des prises d’otages dans le pays.
Épicentre des violences
Konduga se situe à environ 35 km de Maiduguri, capitale de l’État de Borno. Cet État est l’épicentre de la violence djihadiste qui déchire le Nigeria depuis l’insurrection lancée par le groupe Boko Haram en 2009.
La récente vague d’enlèvements dans le pays le plus peuplé d’Afrique (environ 230 millions d’habitants) a conduit le président nigérian Bola Tinubu à déclarer « l’état d’urgence sécuritaire » à l’échelle nationale, autorisant le recrutement de dizaines de milliers de policiers et de militaires.
