Cyberharcèlement sexiste: soutien d’une ministre à une journaliste

par Olivier
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Cyberharcèlement sexiste: soutien d'une ministre à une journaliste
Sénégal, Maroc

La ministre des Sports, Marina Ferrari, s’est dite « outrée » et a affirmé qu’« absolument rien ne justifie le cyberharcèlement et les insultes sexistes », après l’annonce de la journaliste de beIN Sports Vanessa Le Moigne selon laquelle elle ne souhaitait plus couvrir le football à l’issue de la saison, en raison d’une série de messages insultants reçus.

Vanessa Le Moigne avait expliqué sur Instagram avoir été la cible d’insultes après la finale de la Coupe d’Afrique des nations (Sénégal–Maroc, 1‑0 après prolongation) et après son interview du gardien sénégalais Édouard Mendy. Ces attaques illustrent, pour la ministre, une forme de violence contre des professionnelles de l’information.

Des travers trop répandus

Samedi 24 janvier, l’association Femmes Journalistes de Sport a dénoncé « le cyberharcèlement et le sexisme ordinaire » qui règnent dans cet univers professionnel, citant « insultes, remarques sur notre physique, remise en cause permanente de notre légitimité » et apportant son soutien à Vanessa Le Moigne. Le communiqué met en lumière des comportements trop répandus qui affectent la présence et la sécurité des femmes dans les médias sportifs.

Interrogée sur ces témoignages, Marina Ferrari a déclaré que « les témoignages relayés par l’association Femmes Journalistes de Sport et la décision de Vanessa Le Moigne sont profondément préoccupants. Rien, absolument rien, ne justifie le cyberharcèlement, les insultes sexistes ou la remise en cause de la compétence de professionnelles en raison de leur genre ».

Soutien et consignes

La ministre a exprimé son « plein soutien à Vanessa Le Moigne et à toutes les femmes journalistes confrontées à ces attaques » et a souligné que « le chemin à parcourir reste long. Le sexisme est une violence, et elle doit être combattue avec détermination ».

Elle appelle « les instances sportives, les diffuseurs, les plateformes numériques et les rédactions » à assumer leur part de responsabilité, à protéger leurs collaboratrices et à agir concrètement contre le cyberharcèlement. Le recours à des mesures de prévention, de signalement et de sanction est présenté comme nécessaire pour protéger les journalistes et garantir leur liberté de couvrir le sport sans subir de violences en ligne.

Ce dossier met en lumière un enjeu majeur pour les médias et le monde sportif : prévenir et combattre le cyberharcèlement sexiste afin de préserver la place et la sécurité des femmes journalistes dans le sport. Cyberharcèlement sexiste journaliste sport

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