Les Tueurs en Série Actifs les Plus Dangereux de 2020

par Olivier
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Les Tueurs en Série Actifs les Plus Dangereux de 2020
États-Unis

Faits Divers : tueurs en série actifs en 2020

Spray painted smiley face

Poursuivant notre examen des faits divers, il est difficile d’ignorer l’obsession culturelle pour les tueurs en série. Romans, séries télés et documentaires nourrissent une fascination durable pour ces récits macabres, qu’il s’agisse de fictions très suivies ou d’enquêtes journalistiques. Cette curiosité soulève une question plus inquiétante : quels sont les tueurs en série encore en liberté et lesquels représentent, en 2020, le plus grand danger pour la société ?

Des criminels qui restent cachés

brain

La principale difficulté pour identifier des tueurs en série actifs est qu’ils n’apparaissent souvent dans le viseur du public qu’à la fin de leur carrière criminelle. De nombreux meurtriers célèbres ont accumulé leurs crimes pendant des années avant d’être identifiés — voir par exemple le dossier de Ted Bundy (https://www.biography.com/crime-figure/ted-bundy). De la même façon, Dennis Rader, connu sous le pseudonyme BTK, a sévi pendant des décennies avant d’être arrêté — son profil est consultable ici : https://www.biography.com/crime-figure/dennis-rader — et son arrestation ne s’est produite qu’en 2004 (https://www.refinery29.com/en-us/2019/08/240899/btk-killer-caught-when-how-floppy-disk-dennis-rader).

La définition même de «tueur en série» influe sur le décompte : selon Psychology Today, le FBI décrit un tueur en série comme «quelqu’un qui commet au moins trois meurtres avec des périodes de refroidissement émotionnel entre chaque». Cette définition est large et peut englober des membres d’organisations criminelles dont le profil diffère fortement de l’archétype du loup solitaire.

Profil et tendances en 2020

murderer

Pour cerner qui, en 2020, ressemblait le plus à l’archétype du tueur en série, des chercheurs recommandent d’utiliser un modèle de prototypes. Ce modèle s’appuie sur des figures connues — Ted Bundy, Jeffrey Dahmer et le Zodiac — comme points de référence pour classer d’autres criminels. Plus le profil d’un suspect se rapproche d’un de ces prototypes, plus il est susceptible d’être considéré comme un vrai tueur en série selon cette approche.

Les données de la psychologie médico-légale indiquent que l’activité des tueurs en série a culminé dans les années 1990 puis a décliné au cours des deux dernières décennies (voir notamment le recueil de statistiques : http://maamodt.asp.radford.edu/Serial%20Killer%20Information%20Center/Serial%20Killer%20Statistics.pdf). Par conséquent, il n’existait pas, en 2020, de poursuites médiatiques massives visant un tueur en série répondant parfaitement aux prototypes psychologiques. Selon certaines estimations, il pourrait néanmoins exister des centaines voire des milliers d’auteurs de meurtres répétés intégrés à des groupes criminels ou terroristes (voir https://www.bustle.com/articles/112070-how-many-active-serial-killers-are-there-right-now).

Rien à sourire

smile

Une théorie particulièrement troublante évoquée récemment est celle du «Smiley Face Killer», une hypothèse selon laquelle un ou plusieurs meurtriers seraient responsables de plus de quarante noyades suspectes d’hommes jeunes et diplômés dans le Midwest. Le nom vient de graffitis représentant un smiley retrouvés à proximité de certains lieux liés aux décès. Un portrait détaillé de cette théorie a été réalisé par Rolling Stone, et d’autres enquêtes ont examiné des éléments laissant penser que l’hypothèse mérite d’être prise au sérieux (https://www.oxygen.com/crime-time/chilling-details-make-you-believe-smiley-face-killings).

  • Pour les partisans de la théorie : la récurrence de circonstances et la présence du graffiti laissent penser à une signature commune.
  • Pour les sceptiques : la consommation excessive d’alcool et l’occurrence fréquente de graffitis «smiley» en milieu urbain expliqueraient la plupart des cas.

Au-delà du cas du Smiley Face, d’autres tueurs non appréhendés restent symboliques de l’angoisse collective, comme le Zodiac, toujours en liberté, ou des profils suspects dans certaines villes — par exemple le supposé «Chicago Strangler», lié à une série de meurtres recensés ces dernières années. Ces dossiers rappellent que, malgré la baisse globale des cas, la menace des tueurs en série n’a pas totalement disparu.

Pour enchaîner avec la rubrique suivante, nous explorerons les méthodes d’enquête et les avancées en psychologie médico-légale qui permettent de mieux cerner et identifier les tueurs en série contemporains.

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