Affaire Morandini : Aurore Bergé salue le retrait de l’animateur

par Olivier
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Affaire Morandini : Aurore Bergé salue le retrait de l'animateur
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Le gouvernement a officiellement réagi, ce mardi 10 février 2026, aux récents développements concernant la présence médiatique de Jean-Marc Morandini. Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, s’est exprimée sur le retrait de l’animateur de l’antenne de CNews, qualifiant cette décision de nécessaire au regard de la situation judiciaire de l’intéressé.

La priorité donnée aux victimes

Interrogée sur les ondes de Sud Radio, Aurore Bergé a estimé qu’il était « sans doute plus sain » que l’animateur ne soit plus à l’antenne. Elle a souligné que sa pensée allait prioritairement aux victimes. La ministre a rappelé que la situation ne relevait plus de la supposition, une condamnation ayant été prononcée.

Dans son intervention, la ministre a insisté sur l’importance de ne pas banaliser les questions liées aux violences et à l’exploitation sexuelles. Selon elle, le retrait de l’animateur constitue une décision saine, évitant ainsi aux victimes d’être confrontées à son image à la télévision. Concernant la nature de ce départ, qui prend la forme d’un retrait et non d’une démission formelle, Aurore Bergé a laissé à la chaîne la responsabilité d’en tirer les conséquences appropriées.

Un contexte judiciaire définitif

Ce retrait intervient après plusieurs semaines de tensions autour du maintien de l’animateur sur la chaîne d’information en continu. Jean-Marc Morandini a proposé de se mettre en retrait le lundi précédent, une décision dont la direction de CNews a pris acte immédiatement sans préciser de durée.

Cette mise en retrait fait suite à la décision de la Cour de cassation du 14 janvier 2026, qui a rendu définitive la condamnation de l’animateur pour corruption de mineurs. La justice lui reproche des échanges de nature sexuelle avec trois adolescents entre 2009 et 2016, faits pour lesquels il a écopé de deux ans de prison avec sursis. Par ailleurs, il a renoncé fin janvier à contester une autre condamnation pour harcèlement sexuel, clôturant ainsi ces volets judiciaires.

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