L’enquête concernant la macabre découverte effectuée en décembre dernier au centre de tri de Plouédern, dans le Finistère, a pris une tournure criminelle confirmée. Les analyses médico-légales ont permis de lever les doutes sur la nature du corps retrouvé parmi les déchets. Ce qui avait initialement été décrit comme un probable fœtus s’est révélé être un nourrisson né vivant.
Le procureur de la République de Brest, Stéphane Kellenberger, a indiqué dans un communiqué que la victime est une petite fille. Les experts ont déterminé qu’elle était née à terme et qu’elle était viable, contredisant l’hypothèse première d’un fœtus dont le développement aurait été arrêté avant la naissance ou d’un enfant mort-né.
Une information judiciaire pour meurtre
Selon les conclusions de l’autopsie, l’enfant ne présentait aucune trace de malformation ou de lésion traumatique physique. Le magistrat a précisé que le décès a été provoqué par un syndrome asphyxique. Suite à ces éléments techniques, le parquet a ouvert une information judiciaire contre X du chef de meurtre sur mineure de moins de 15 ans.
Les investigations s’annoncent complexes pour retracer le parcours du corps avant son arrivée au centre. Le site Triglaz, où le nourrisson a été découvert par des agents le 8 décembre, gère en effet un volume important de déchets, avec une capacité de 30 000 tonnes par an. Ces déchets proviennent de trois départements différents : le Finistère, les Côtes-d’Armor et le Morbihan. Une cellule psychologique avait été déployée pour accompagner les salariés témoins de la scène.
