Royaume-Uni : Un salarié de Lidl licencié pour une bouteille d’eau

par Olivier
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Royaume-Uni : Un salarié de Lidl licencié pour une bouteille d'eau
Faits Divers

Une carrière de dix ans s’est brutalement interrompue pour une affaire de quelques centimes. Au Royaume-Uni, un employé fidèle de l’enseigne Lidl a été licencié pour faute grave après avoir consommé une bouteille d’eau sans la payer. L’incident, survenu dans un magasin de Wincanton, met en lumière une application stricte du règlement intérieur, validée par la justice malgré les circonstances invoquées par le salarié.

Une bouteille sans code-barres à l’origine du litige

Les faits remontent au 19 juillet 2024. Alors qu’il est en poste à la caisse, Julian Oxborough gère un client souhaitant acheter une bouteille d’eau issue d’un pack, mais dépourvue de code-barres. L’article est échangé, et la bouteille non étiquetée reste abandonnée sur le comptoir. Plus tard dans la journée, assoiffé par la chaleur et trouvant sa propre boisson trop sucrée, l’employé décide de boire l’eau laissée par le client.

Le lendemain, un responsable découvre la bouteille entamée près de la caisse. Le visionnage des caméras de surveillance confirme que le salarié l’a consommée. Une procédure disciplinaire est immédiatement enclenchée, menant à la suspension de Julian Oxborough et à l’ouverture d’une enquête interne pour faute grave.

La défense de la déshydratation rejetée

Durant ses auditions, l’employé a plaidé la bonne foi. Il a expliqué souffrir de déshydratation ce jour-là et avoir agi dans l’urgence, sans intention malhonnête. Il a affirmé avoir oublié de régulariser l’achat, pressé par la fin de son service et le besoin d’attraper son bus. Bien qu’il ait reconnu son erreur, il a qualifié la sanction de totalement disproportionnée au regard du préjudice, estimé à environ 20 centimes.

La direction de Lidl est restée inflexible. La responsable de l’enquête a pointé les incohérences dans les explications du salarié et souligné qu’il aurait pu boire l’eau du robinet. De plus, le fait de ne pas s’être manifesté dans les quatre jours suivant l’incident, comme le veut la procédure, a pesé lourd dans la balance. Pour l’enseigne, la rupture de confiance justifiait un licenciement immédiat.

Le tribunal valide la décision de l’employeur

L’affaire a été portée devant le tribunal du travail de Southampton, Julian Oxborough contestant son renvoi qu’il jugeait abusif. Il a mis en avant divers facteurs atténuants tels que le stress, la fatigue, la chaleur excessive et la crainte de contaminer sa compagne avec le Covid.

Ces arguments n’ont pas suffi à convaincre la justice. Le juge a rejeté la demande de l’ex-salarié, estimant que l’enquête menée par Lidl était conforme et que la sanction, bien que sévère, respectait le droit du travail en vigueur. La décision de l’enseigne a donc été confirmée, scellant le sort de cet employé après une décennie de service.

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