La Réunion : Il tue une enfant pour « ne pas devenir pédophile »

par Olivier
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La Réunion : Il tue une enfant pour « ne pas devenir pédophile »
Faits Divers

Une ligne de défense qui suscite la stupéfaction devant la cour d’assises de La Réunion. Abraham Bomela, jugé pour un triple homicide et plusieurs tentatives d’assassinat, a livré des explications déconcertantes sur ses motivations. Mardi, face aux magistrats, il a affirmé avoir commis l’irréparable pour éviter de « devenir pédophile ».

Les faits remontent au 28 octobre 2023, dans la commune de La Possession. L’accusé, alors âgé de 38 ans, a tué sa mère ainsi qu’une cousine de cinq ans au domicile familial. Interrogé durant plus de deux heures, l’homme est resté imperturbable en évoquant la fillette.

« Je ne voulais pas passer à l’acte sexuel »

D’une voix décrite comme calme et sans émotion, l’accusé a déclaré se méfier de l’enfant. Il a soutenu qu’elle le « provoquait » et qu’il l’a poignardée pour ne pas céder à des pulsions sexuelles. « Je ne l’aimais pas car elle me provoquait pour me rendre pédophile », a-t-il lancé à la cour, admettant lui avoir porté plusieurs coups de couteau.

Après ce double drame familial, Abraham Bomela a pris le volant de son véhicule, semant la terreur dans les rues. Il a percuté délibérément plusieurs personnes, dont un joggeur, un motard et des clients d’un supermarché qui rangeaient leurs courses, roulant même sur l’un d’entre eux.

Une intervention du GIGN nécessaire

La folle équipée s’est terminée dans une agence bancaire du centre-ville où l’homme s’était retranché. Il y a mortellement poignardé un agent d’entretien qui a succombé à ses blessures lors de son transport vers les secours. Il a fallu l’intervention de près de 70 militaires, dont une antenne du GIGN, pour le neutraliser. Au cours de l’assaut, un gendarme a été blessé, tout comme l’assaillant.

À la barre, l’homme a expliqué sa colère dévastatrice, affirmant avoir eu « envie de tuer tout le monde ». Il impute paradoxalement la mort de sa mère à la présence de la fillette, qu’il désigne comme l’élément déclencheur.

Le procès doit durer jusqu’à vendredi. Des experts ont souligné une altération du discernement au moment des faits. Si cette circonstance est retenue par les jurés, l’accusé pourrait être condamné à trente ans de réclusion criminelle au lieu de la perpétuité.

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