Vente d’animaux : 30 Millions d’Amis saisit le Conseil d’État

par Olivier
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Vente d'animaux : 30 Millions d'Amis saisit le Conseil d'État
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La Fondation 30 Millions d’Amis a officiellement déposé un recours devant le Conseil d’État à la fin du mois de janvier 2026. Cette démarche juridique vise à contraindre l’État à faire appliquer strictement l’interdiction de la vente de chiens et de chats en animalerie. Bien que cette mesure soit théoriquement entrée en vigueur le 1er janvier 2024, l’organisation de protection animale dénonce un manque d’effectivité sur le terrain.

Dans un communiqué, l’association explique avoir agi pour mettre fin à ce qu’elle qualifie de « complaisance » et de « laxisme » de la part du gouvernement vis-à-vis des animaleries. L’objectif est d’obtenir des contrôles accrus et des sanctions sévères contre les établissements qui continuent de proposer ces animaux à la vente.

La Fondation pointe également du doigt le glissement de ce commerce vers internet. Elle appelle le ministère de l’Agriculture à bloquer toute forme de marchandisation en ligne, estimant que les animaleries poursuivent leurs activités illégales sans être inquiétées. L’association critique notamment l’utilisation de photos attendrissantes destinées à provoquer des achats impulsifs, au détriment de la réflexion nécessaire à l’acquisition d’un animal.

Des dérogations et des délais contestés

Le conflit porte spécifiquement sur des mesures adoptées en 2025 par le ministère de l’Agriculture. La Fondation accuse la ministre d’avoir offert un « passe-droit » aux commerçants en leur permettant de conserver des animaux dans leurs locaux en vue de la vente. Selon l’organisation, cette décision légitime un commerce en ligne encore plus irresponsable que la vente physique et contrevient à l’esprit de la loi.

Par ailleurs, la question du calendrier de mise en conformité suscite l’indignation des défenseurs des animaux. Lorène Jacquet, responsable campagnes et plaidoyer au sein de la Fondation, souligne qu’un nouveau délai d’un an et demi a été accordé aux animaleries. Initialement tenues de mettre leurs locaux aux normes sous six mois, elles pourraient désormais poursuivre les ventes jusqu’en juillet 2027 sans respecter les conditions de détention réglementaires.

Face à ces reports successifs, l’organisation réclame une application rigoureuse et immédiate de la loi contre la maltraitance animale adoptée en 2021.

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