Incendie de Crans-Montana : Jessica Moretti règle une caution de 215 000 €

par Olivier
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Incendie de Crans-Montana : Jessica Moretti règle une caution de 215 000 €
Faits Divers

Dans le cadre de l’instruction sur le drame survenu à la station de ski de Crans-Montana, Jessica Moretti, copropriétaire française de l’établissement incriminé, s’est acquittée d’une importante caution pour garantir sa liberté. À l’instar de son époux, elle a dû verser la somme de 215 000 euros, soit 200 000 francs suisses.

Le ministère public du canton du Valais a confirmé mercredi que le Tribunal des mesures de contrainte avait validé ce montant. La somme a été officiellement créditée sur le compte des autorités judiciaires. Jessica Moretti et son mari Jacques, propriétaires du bar Le Constellation, sont au cœur d’une enquête pour homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence suite à la tragédie de la nuit du Nouvel An qui a coûté la vie à 41 personnes et blessé 115 autres.

Une procédure judiciaire sous haute surveillance

Jacques Moretti avait connu un épisode de détention provisoire débutant le 9 janvier, avant d’être relâché le 23 janvier contre le paiement d’une caution identique. Il demeure, tout comme son épouse, sous le coup de mesures de contrainte limitant sa liberté de mouvement. Si les fonds pour la libération de Jacques provenaient d’un proche, le parquet n’a pas fourni de détails concernant l’origine des fonds versés pour Jessica.

Les investigations se poursuivent activement. Les deux gérants ont déjà été auditionnés à trois reprises depuis le début de l’enquête pénale. De nouvelles auditions sont prévues, bien que le calendrier précis reste à définir. Les premiers éléments de l’enquête indiquent que le sinistre a été déclenché par des feux d’artifice de type « fontaine », dont les étincelles ont embrasé la mousse d’isolation phonique située au plafond du sous-sol de l’établissement.

L’enjeu actuel des investigations est de déterminer les responsabilités exactes et de vérifier la conformité des lieux avec les normes de sécurité en vigueur. La municipalité a d’ores et déjà admis une faille administrative, reconnaissant l’absence de contrôles de sécurité incendie dans ce bar depuis 2019, alors que la réglementation impose des vérifications annuelles.

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