Londres : décès par surdose de paracétamol pour une simple fracture

par Olivier
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Londres : décès par surdose de paracétamol pour une simple fracture
Faits Divers

Les circonstances entourant le décès d’une patiente de 55 ans dans un hôpital du sud-est de Londres se précisent. L’enquête met en lumière une succession d’erreurs médicales fatales liées à une grave surdose médicamenteuse.

Une double prescription fatale

En janvier 2022, la quinquagénaire avait été admise dans l’établissement londonien pour une simple fracture du bras. Dès son arrivée le 6 janvier, l’équipe soignante lui a prescrit par erreur deux antalgiques contenant la même molécule : du paracétamol classique et du co-codamol. Cette double médication lui a été administrée à plusieurs reprises sur une période de 48 heures, entraînant une intoxication progressive de l’organisme.

Ce n’est que le 8 janvier que le personnel hospitalier a pris conscience de cette méprise critique. Malheureusement, l’état de santé de la victime s’était déjà considérablement dégradé. La patiente a rapidement développé une insuffisance hépatique aiguë, conséquence directe du surdosage, qui a provoqué son décès. Lors de l’examen post-mortem, le médecin légiste a par ailleurs noté la présence de comorbidités, telles qu’une cardiopathie ischémique, du diabète et une infection urinaire.

Une issue qui aurait pu être évitée

Le rapport officiel, récemment rendu public, souligne que ce drame aurait pu être empêché. Si l’erreur de prescription avait été repérée à temps, la victime aurait pu recevoir un traitement antidote efficace qui l’aurait sauvée. À la suite de ces conclusions accablantes, la responsabilité professionnelle de deux médecins, deux infirmiers et d’un pharmacien est désormais susceptible d’être engagée dans cette affaire.

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