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Déjà placé en détention provisoire pour l’assassinat tragique de la jeune Louise, 11 ans, survenu en février 2025 dans l’Essonne, Owen L. fait face à de nouvelles accusations. Le parquet d’Évry a annoncé sa mise en examen pour les viols de deux autres mineures, des faits qui se seraient produits avant le meurtre.
Des viols présumés sur deux adolescentes
Le procureur de la République d’Évry, Grégoire Dulin, a confirmé que le jeune homme a été placé en garde à vue en mai 2025. Cette procédure fait suite aux révélations d’agressions sexuelles sur deux adolescentes, âgées de 15 et 16 ans au moment des faits. Le suspect était alors âgé de 19 ans lors des premières allégations en 2021, et de 21 ans lors des secondes en 2023.
Selon les éléments de l’enquête, Owen L. serait entré en contact avec les deux jeunes filles par l’intermédiaire des réseaux sociaux. Face à ces nouvelles charges, le jeune homme a été mis en examen et placé en détention provisoire le 14 mai 2025, bien qu’il conteste fermement les viols qui lui sont reprochés.
Des plaintes déposées à des périodes distinctes
Pour les faits remontant à 2023, le suspect affirmerait avoir eu des relations sexuelles consenties avec l’adolescente de 16 ans. Cette dernière avait d’ailleurs déposé plainte quelques semaines après les événements, soit bien avant le drame de l’Essonne. Cependant, le parquet n’aurait donné aucune suite à cette procédure à l’époque.
La seconde victime présumée a, quant à elle, porté plainte peu de temps après la découverte du meurtre de la fillette. Sur ce point, Owen L. nie catégoriquement toute relation sexuelle. Son avocate soutient publiquement que son client n’a jamais imposé le moindre acte sexuel à quiconque.
Rappel du meurtre de la jeune Louise
Ces nouvelles révélations s’inscrivent dans le sillage d’un fait divers qui a profondément marqué la région. Le 7 février 2025, Louise avait disparu à la sortie de son collège situé à Épinay-sur-Orge. Son corps avait été retrouvé dans un bois de Longjumeau. Le principal suspect, âgé de 23 ans au moment du drame, avait fini par passer aux aveux lors de sa garde à vue, après avoir nié les faits durant les premières 24 heures.
Il avait alors expliqué aux enquêteurs avoir repéré la collégienne, qui portait son téléphone portable autour du cou. Décidant de la suivre, il l’avait attirée dans une zone isolée en prétextant la perte d’un objet. Son intention initiale était de la menacer avec un couteau pour lui dérober de l’argent. Face aux cris de terreur de l’enfant, le jeune homme aurait paniqué, l’aurait fait chuter au sol avant de lui porter plusieurs coups de couteau mortels.
