Jean-Claude Dassier écarté de CNews après des propos controversés

par Olivier
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Jean-Claude Dassier écarté de CNews après des propos controversés
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La polémique aura fini par rattraper le petit écran un mois après les faits. Mardi, les directions de CNews et d’Europe 1 ont annoncé la mise à l’écart « jusqu’à nouvel ordre » de leur chroniqueur Jean-Claude Dassier. Cette décision fait suite à des déclarations particulièrement controversées tenues le 2 février lors de l’émission « 100 % Politique ». Les deux chaînes ont dénoncé des propos jugés intolérables, et ce malgré l’intervention immédiate du présentateur Gauthier Le Bret pour tenter de recadrer le débat en direct.

Lors de ce numéro consacré à la question des étrangers incarcérés en France, l’ancien dirigeant de télévision avait dérapé en déclarant : « On les jette en… on les met en Méditerranée, on les met où ? L’Algérie n’en veut pas, la Tunisie n’en veut pas, le Maroc n’en veut pas ». Face à cette sortie, le journaliste Gauthier Le Bret avait vivement réagi sur le plateau, qualifiant ces paroles d’horribles et lui rappelant l’impossibilité de tenir de tels discours à la télévision. Le chroniqueur avait alors tenté de nuancer son propos, expliquant qu’il s’agissait d’une expression pour demander le renvoi de ces personnes vers leurs pays d’origine.

Un passif avec le régulateur de l’audiovisuel

L’affaire a pris une nouvelle ampleur lorsque cet extrait vidéo a refait surface lundi sur le réseau social X, déclenchant une vague d’indignation. En réaction, plusieurs associations de défense, à l’image du collectif Sleeping Giants, ont fait part de leur volonté de saisir l’Arcom. Il faut rappeler que le gendarme de l’audiovisuel avait déjà sanctionné CNews le 11 février dernier avec des amendes atteignant les 100 000 euros. Ces pénalités concernaient deux séquences diffusées durant l’été 2025, considérées comme incitant à la discrimination envers les populations musulmanes et algériennes.

À 84 ans, Jean-Claude Dassier, figure connue des antennes du groupe appartenant à Vincent Bolloré, n’en est d’ailleurs pas à sa première controverse. Au début de l’année 2025, la justice l’avait condamné à une amende avec sursis de 1 000 euros. Cette sanction faisait suite à des propos visant les musulmans prononcés en décembre 2022, lors d’un échange sur la délinquance juvénile. L’ancien président de l’Olympique de Marseille et ex-patron de LCI se retrouve ainsi une nouvelle fois au cœur des critiques pour ses prises de position médiatiques.

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