Une femme d’une soixantaine d’années a été interpellée fin février à Paris. Les autorités la soupçonnent d’avoir planifié le suicide assisté de sa mère, âgée de 85 ans. Lors d’une perquisition menée à son domicile, les enquêteurs ont découvert un produit létal.
Cette substance aurait été obtenue auprès de l’association pro-euthanasie « Ultime Liberté », dans le but précis d’être administrée à l’octogénaire. Face à ces éléments, le parquet de Paris a réagi en ouvrant une enquête approfondie.
Les investigations portent sur des faits présumés d’association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime, d’empoisonnement avec préméditation, ainsi que pour acquisition et détention de substances vénéneuses ou psychotropes. La suspecte a depuis été remise en liberté, le temps que l’enquête suive son cours.
Une volonté confirmée par la mère
Entendue par les autorités, la mère de 85 ans a assumé et confirmé son souhait profond de mettre fin à ses jours. Elle a notamment expliqué se sentir incapable de passer à l’acte par le biais d’un suicide que l’on pourrait qualifier de classique.
Cette affaire douloureuse trouve un écho très particulier dans l’actualité politique et sociétale française. Elle survient en effet alors que l’Assemblée nationale vient d’adopter un texte de loi encadrant le droit à l’aide à mourir, ouvrant ainsi la voie au suicide assisté. Ce projet de loi très débattu doit prochainement retourner au Sénat, chambre qui l’avait formellement rejeté en première lecture.
