Collège : Fin de l’obligation pour les groupes de besoin dès 2026

par Olivier
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Collège : Fin de l'obligation pour les groupes de besoin dès 2026
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Le dispositif n’aura pas duré bien longtemps. Les groupes de besoin en français et en mathématiques, instaurés au collège en 2024, perdront leur caractère obligatoire à compter de la rentrée de septembre 2026.

Initialement présentés comme la mesure phare du « choc des savoirs » par l’ancien ministre de l’Éducation nationale Gabriel Attal, ces groupes imposaient une réorganisation stricte. Depuis la rentrée 2024, l’intégralité des cours de français et de mathématiques en classes de sixième et de cinquième devait être structurée selon le niveau et les difficultés spécifiques des élèves.

Plus de flexibilité pour les établissements

Un nouveau décret, qui entrera en vigueur le 5 juillet prochain, vient mettre un terme à cette obligation nationale. Le texte stipule désormais que cet accompagnement pédagogique renforcé pourra prendre la forme d’organisations diversifiées, toujours en fonction des besoins identifiés par les équipes enseignantes.

L’actuel ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, a clarifié cette évolution lors d’une récente intervention médiatique. L’objectif n’est pas de supprimer totalement le dispositif, mais plutôt de faire preuve de pragmatisme. Selon ses termes, les collèges où la méthode porte ses fruits pourront la conserver, tandis que les autres auront la liberté d’expérimenter des approches pédagogiques mieux adaptées à leur réalité locale.

Une application mitigée sur le terrain

Annoncée en décembre 2023 sous l’appellation de « groupes de niveau », cette réforme avait immédiatement suscité de vives critiques au sein de la communauté éducative. Plusieurs recours syndicaux avaient d’ailleurs été déposés devant le Conseil d’État, avant que la création du dispositif ne soit définitivement validée par décret au printemps 2025.

Toutefois, face à un premier bilan peu convaincant, le ministère de l’Éducation avait déjà commencé à recommander davantage de souplesse. Dans les faits, l’adoption globale de la mesure est restée marginale : selon une enquête menée par le principal syndicat du second degré, moins d’un collège sur cinq appliquait strictement ce fonctionnement lors de la rentrée 2025.

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