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Ce qui devait être un projet de rêve s’est transformé en un véritable cauchemar financier pour Kad Merad et Julia Vignali. Le célèbre couple s’est récemment présenté devant le tribunal correctionnel de Marseille pour dénoncer les agissements de leur ancienne architecte et d’un artisan, déposant une plainte formelle pour escroquerie.
Un projet immobilier en Bourgogne virant au désastre
L’affaire débute en 2021, lorsque l’acteur et l’animatrice font l’acquisition d’une fermette située à Mary, en Bourgogne. Leur objectif initial est d’en faire une résidence secondaire paisible et d’y célébrer leur mariage à l’hiver 2022. Pour mener à bien ces rénovations, ils sollicitent l’expertise d’une architecte.
Cette dernière leur aurait suggéré de démolir la maison principale, jugée insalubre, pour se concentrer sur la réhabilitation complète de la grange. Le budget estimatif, incluant l’acquisition foncière et les travaux, est alors fixé à 770 000 €. Un montant qui va rapidement exploser, bouleversant totalement les prévisions du couple.
Des frais démesurés et un préjudice majeur
Le coût total de l’opération atteindrait finalement 1,9 million d’€, représentant une augmentation faramineuse de 200 %. Face à ce surcoût inattendu, les époux auraient été contraints de se séparer de leur résidence principale. De plus, la revente éventuelle de cette propriété bourguignonne, dont la valeur peinerait à atteindre le million d’€, ne suffirait pas à éponger l’investissement.
Devant les magistrats, Julia Vignali a exprimé sa vive indignation, affirmant avoir été complètement trompée. Elle a notamment souligné que la toiture et les murs représentaient à eux seuls plus d’un million d’€ de dépenses, rappelant avec amertume qu’ils n’avaient pourtant pas exigé des matériaux luxueux ou des tuiles en or.
La défense de l’architecte face aux accusations
De son côté, l’architecte réfute fermement les accusations de dissimulation et d’escroquerie. Elle précise que les premiers devis concernaient uniquement la maison principale. L’estimation, qu’elle qualifie de non contractuelle concernant la grange, n’incluait pas les aménagements extérieurs supplémentaires tels que la piscine ou le pool house.
Pour appuyer sa bonne foi, la professionnelle affirme avoir pioché 40 000 € dans ses propres économies lorsque l’artisan a fait face à de graves problèmes de trésorerie. Elle confie également avoir subi les vives critiques de Kad Merad pendant plus d’une heure et demie, rejetant ainsi toute intention malveillante ou manœuvre frauduleuse.
S’estimant lourdement lésés par cette opération immobilière, Kad Merad et Julia Vignali réclament aujourd’hui 1,7 million d’€ au titre des préjudices financier et moral. Le tribunal correctionnel rendra son verdict le 28 avril prochain.
