Le corps du curé de Ploërmel retrouvé 2 ans après sa disparition

par Olivier
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Le corps du curé de Ploërmel retrouvé 2 ans après sa disparition
Faits Divers

Le mystère entourant la disparition du père Christophe Guégan vient tragiquement de s’éclaircir. Porté disparu depuis la nuit du 17 au 18 janvier 2024, le curé de Ploërmel, dans le Morbihan, a été retrouvé sans vie au début du mois de février le long de la rivière de l’Ellé, dans le département du Finistère.

La nouvelle a été officiellement partagée par Monseigneur Centène, l’évêque de Vannes, par le biais du bulletin paroissial. Les autorités judiciaires ont formellement identifié la dépouille. Dans son message, l’évêque a tenu à adresser ses pensées à la famille et aux proches du prêtre, soulignant les vingt-six mois d’angoisse et de silence auxquels ils ont été confrontés.

Au moment de sa disparition, le religieux était âgé de 55 ans. À l’heure actuelle, les circonstances exactes de son décès n’ont pas encore été formellement établies par les enquêteurs.

Une piste privilégiée vers le suicide

Dès les premiers jours de l’enquête, la thèse du geste de désespoir avait été sérieusement envisagée. Le véhicule du prêtre avait en effet été abandonné à proximité des « Roches du diable ». Ce site naturel escarpé, bordant la rivière de l’Ellé, est réputé pour ses courants dangereux, particulièrement en pleine période hivernale. De plus, les investigations avaient rapidement confirmé qu’aucun mouvement n’avait été enregistré sur le compte bancaire du curé depuis sa disparition.

Des accusations d’attouchements sexuels en toile de fond

Le contexte de ce drame avait pris une tout autre dimension en octobre 2024, lorsque de nouvelles révélations ont émergé dans la presse locale. Quelques heures seulement avant de se volatiliser, le prêtre aurait été convoqué par l’évêque de Vannes. Ce dernier l’aurait alors informé qu’un signalement pour abus sexuels pesait contre lui.

Le parquet de Lorient avait par la suite précisé qu’une plainte avait été déposée pour de possibles attouchements. Les faits dénoncés auraient été commis sur un seul plaignant, mineur puis tout jeune majeur au début des années 2010, dans le pays d’Auray. À cette époque, le père Guégan exerçait des fonctions d’encadrement en tant que directeur d’un internat pour garçons à Sainte-Anne d’Auray et accompagnait également des rassemblements de scouts.

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