5 jingles publicitaires ratés par des légendes du rock

par Sophie
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5 jingles publicitaires ratés par des légendes du rock
Royaume-Uni, États-Unis

La musique rock a toujours évolué à la croisée de l’art et du commerce. Si certains musiciens ont fermement refusé de vendre leurs chansons pour promouvoir des produits, beaucoup d’autres ont succombé à la tentation financière. On peut citer Bob Dylan dans une publicité pour la lingerie Victoria’s Secret, ou encore le duo David Bowie et Tina Turner pour Pepsi en 1987. Même John Lydon, l’ancien Johnny Rotten des Sex Pistols, a repris « Route 66 » pour vendre du soda.

Certains auteurs-compositeurs ont mis leur talent au service de jingles publicitaires. Si Barry Manilow a brillamment lancé sa carrière ainsi, créant des mélodies encore utilisées aujourd’hui, d’autres collaborations se sont révélées bien plus embarrassantes. Voici les cinq jingles les plus étranges ou ratés enregistrés par des légendes du rock.

Les Rolling Stones et les céréales Rice Krispies

Les Rolling Stones posant pour un portrait
Mark And Colleen Hayward/Getty Images

Avec une carrière s’étendant sur sept décennies, les Rolling Stones ont produit d’innombrables tubes. Cependant, leur jingle de 1964 pour les céréales Rice Krispies ne fait pas partie de leurs chefs-d’œuvre. La chanson n’a pas été écrite par le duo Jagger-Richards, mais par le guitariste Brian Jones à la demande d’une agence de publicité.

Le morceau est frénétique, presque agaçant, et il est particulièrement bizarre d’entendre la voix distinctive de Mick Jagger chanter des paroles sur le craquement des céréales au petit-déjeuner. Pour ce travail, le groupe n’a touché qu’environ 475 € (400 livres sterling). Cette session a néanmoins marqué leur première collaboration avec l’ingénieur Glyn Johns, qui travaillera plus tard sur leurs albums classiques et avec des groupes comme les Beatles ou Led Zeppelin.

The Moody Blues : trois fois trop pour Coca-Cola

Dans les années 1960, le groupe britannique The Moody Blues a enregistré pas moins de trois jingles pour Coca-Cola. Le premier, datant de 1965, plaisait beaucoup à Linda McCartney. Après le départ de Denny Laine en 1966, le groupe a adopté un son plus orchestral, ce qui s’est ressenti dans leurs publicités suivantes.

L’une d’elles, intitulée « Chasing the Sun », restait proche de leur style habituel. En revanche, une autre production s’est avérée pompeuse et surchargée, créant un décalage ridicule entre l’orchestration luxueuse et les paroles banales évoquant une « machine à plaisir » et la consommation de soda. Justin Hayward a plus tard confié qu’il s’agissait de l’enregistrement qu’il souhaitait le plus oublier.

Iron Butterfly et le déodorant Ban

À la fin des années 1960, Iron Butterfly incarnait le rock psychédélique lourd, notamment avec le titre épique de 17 minutes « In-A-Gadda-Da-Vida ». Un publicitaire, convaincu que ce style pouvait aider à vendre de l’anti-transpirant aux hippies, a engagé le groupe pour une publicité pour le déodorant Ban en 1968.

Le résultat est un contraste déroutant entre le son pesant du groupe et des paroles vantant l’efficacité du produit tout au long de la journée. Cette anecdote n’est pas la seule bizarrerie de l’histoire du groupe : le bassiste Lee Dorman a également participé à l’émission de rencontre « The Dating Game », où il a remporté un voyage à San Francisco grâce à des répliques mystiques sur la vision de la vie.

Paul Stanley de KISS pour le café Folgers

Membre fondateur de KISS, Paul Stanley est habitué aux hymnes rock sur la fête permanente. Pourtant, en 2000, il a pris un virage inattendu en jouant dans une publicité pour le café Folgers. Sans son maquillage emblématique, Stanley y incarne un chanteur encourageant une trapéziste de cirque.

Il y entonne une chanson mielleuse sur le fait de se surpasser dès le réveil. La publicité n’a finalement jamais été diffusée à la télévision, car les panels de test ne reconnaissaient pas la star sans ses peintures de guerre. Stanley a simplement commenté cette expérience en déclarant que la vie était parfois étrange et qu’il avait accepté la proposition par curiosité.

Le voyage psychédélique de Jefferson Airplane pour Levi’s

En 1967, San Francisco était le cœur du mouvement hippie. Jefferson Airplane, mené par Grace Slick, était au sommet des charts. Le groupe a accepté de créer quatre jingles pour la nouvelle ligne de jeans blancs de Levi’s, une marque qu’ils appréciaient porter.

Le groupe a bénéficié d’une liberté artistique totale, produisant des morceaux très expérimentaux. L’un d’eux consistait en un texte parlé assez cacophonique, tandis qu’un autre s’inspirait des ragas indiens. Malgré l’aspect commercial, cette collaboration est restée fidèle à l’esprit artistique du groupe, tout en produisant ce qui reste sans doute les jingles les plus étranges de l’histoire de la publicité.

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