Assassinat de Mehdi Kessaci : la piste d’une erreur de cible

par Sophie
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Assassinat de Mehdi Kessaci : la piste d'une erreur de cible
France

L’enquête sur l’assassinat de Mehdi Kessaci, survenu à Marseille en novembre 2025, prend une nouvelle direction. Selon des informations révélées par plusieurs médias, les enquêteurs de la police judiciaire et de l’Office central de lutte contre le crime organisé explorent désormais la piste d’une erreur de cible. Le jeune homme de 20 ans aurait pu être confondu avec une autre personne par ses assaillants.

Une confusion lors de la filature ?

Initialement, la thèse d’un « assassinat d’avertissement » était privilégiée pour expliquer la mort du frère d’Amine Kessaci, militant reconnu contre le narcotrafic et devenu adjoint à la mairie de Marseille. Ce dernier vivait sous protection policière depuis plusieurs mois en raison de menaces sérieuses. Les nouveaux éléments suggèrent que les tueurs auraient pu suivre Mehdi pendant plusieurs jours par erreur avant de passer à l’acte.

Les sources proches du dossier appellent toutefois à la retenue concernant cette hypothèse. L’enquête cherche à déterminer si les malfaiteurs ont sciemment visé le jeune homme pour atteindre sa famille ou s’ils ont commis une méprise tragique lors de leur préparation criminelle.

Six mises en examen dans l’enquête

Le volet judiciaire de l’affaire a progressé significativement à la fin du mois de mars. Dix personnes ont été interpellées dans les régions de Marseille et de Montpellier lors d’une opération coordonnée par le Parquet national anticriminalité organisée. À l’issue des auditions, six individus, dont une femme, ont été mis en examen. Ils sont soupçonnés d’avoir participé à l’organisation logistique nécessaire à l’exécution du crime.

Un lourd tribut pour la famille Kessaci

Le 13 novembre 2025, Mehdi Kessaci a été abattu de plusieurs balles en plein après-midi dans le centre-ville de Marseille. Sa mort a provoqué une vive émotion nationale, d’autant que la famille avait déjà été endeuillée en 2020 par la perte d’un autre frère, Brahim, victime d’un règlement de comptes.

Le procès des assassins présumés de Brahim, dont le commanditaire présumé Karim Harrat, doit se tenir à l’automne prochain. Cette succession de drames illustre la violence extrême liée aux réseaux de criminalité organisée qui touchent la cité phocéenne.

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