Doubs : un éleveur condamné pour avoir jeté un poulain dans un trou

par Sophie
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Doubs : un éleveur condamné pour avoir jeté un poulain dans un trou
France

Un exploitant agricole du Doubs a été condamné par la justice pour abandon d’animal après la mort d’un poulain survenue en octobre 2025 au Russey, à proximité de la frontière suisse. L’homme, né en 1961 et à la tête d’un élevage d’une quarantaine de chevaux, a écopé d’une peine de trois mois de prison avec sursis.

Le tribunal a également prononcé une interdiction définitive de détenir un animal et d’exercer toute activité professionnelle en lien avec les animaux. En complément, l’éleveur devra verser 1 000 € de dommages et intérêts à chaque association s’étant constituée partie civile dans cette affaire.

Une découverte macabre dans un trou

Le jeune animal avait été découvert vivant au fond d’un trou, les pattes arrière entravées. Malgré l’intervention rapide des secours, le poulain est décédé des suites d’une déshydratation et d’une hypothermie sévère, tout en présentant d’importantes difficultés respiratoires. Lors de l’audience, le prévenu a reconnu les faits, expliquant avoir agi ainsi car il pensait que l’animal était déjà mort et souhaitait éviter les frais liés à l’équarrissage.

L’éleveur a tenté de justifier son acte en affirmant que le poulain souffrait d’une malformation de la mâchoire et qu’il ne cessait de dépérir depuis sa séparation avec sa mère. Ces explications ont été fermement contestées par les parties civiles lors du procès.

La version de l’éleveur remise en cause

L’avocat représentant plusieurs organisations de défense des animaux a rejeté la défense du prévenu, estimant que l’homme cherchait simplement à se débarrasser de l’animal sans s’assurer de son état réel. La procureure a abondé dans ce sens, soulignant que l’exploitant avait abandonné le cheval pour ne pas assumer le coût des soins nécessaires.

Elle a également pointé du doigt l’incapacité de l’éleveur à prendre les décisions appropriées pour le bien-être de ses bêtes. Initialement poursuivi pour des faits de sévices graves, l’homme a finalement été reconnu coupable d’abandon d’animal par le tribunal.

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