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Le Premier ministre Sébastien Lecornu présidera une réunion de suivi ce dimanche après-midi à Matignon. L’objectif est de faire un point de situation sur l’hantavirus, alors que le navire de croisière MV Hondius s’apprête à accoster au large des Canaries. Cette rencontre intervient juste avant le début des opérations d’évacuation des passagers et de l’équipage.
Une mobilisation gouvernementale d’envergure
Autour du chef du gouvernement, plusieurs membres clés du cabinet seront présents pour coordonner la réponse sanitaire. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, sera accompagnée de ses homologues de l’Intérieur, Laurent Nuñez, et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Des experts de haut niveau, notamment Denis Robin, directeur général de l’ARS Île-de-France, et Didier Lepelletier, directeur général de la santé, participeront également aux échanges.
Quarante-deux jours de surveillance accrue
Le MV Hondius est attendu à l’aube pour entamer l’évacuation de près de 150 personnes. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé l’ensemble des individus à bord comme des « contacts à haut risque ». En conséquence, un protocole de surveillance strict d’une durée de 42 jours sera mis en œuvre pour chaque passager et membre d’équipage.
Parmi les personnes confinées sur le bâtiment, on dénombre cinq ressortissants français. Selon les autorités sanitaires nationales, leur rapatriement devrait être organisé dans un délai de 24 à 48 heures suivant l’arrivée du navire au point de rendez-vous.
Un virus sans vaccin ni traitement
Le dernier bilan communiqué par l’OMS fait état de six cas confirmés sur un total de huit cas suspects. L’épidémie à bord a déjà causé la mort de trois personnes. Cette maladie, bien que connue des services de santé, demeure rare et particulièrement préoccupante puisqu’il n’existe actuellement ni vaccin ni traitement spécifique. Les autorités rappellent que l’infection peut notamment provoquer un syndrome respiratoire aigu sévère.
