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L’association Stop Homophobie a officiellement déposé plainte pour injures publiques contre Elon Musk. Cette action judiciaire fait suite à des propos tenus par le propriétaire de la plateforme X, ciblant l’orientation sexuelle et l’identité de genre dans un message rédigé en français.
Des propos polémiques sur le réseau social X
Le multimilliardaire américain avait réagi sur sa plateforme à une publication concernant l’avancée d’une enquête judiciaire en France. Dans son message, Elon Musk avait utilisé des termes désobligeants, comparant certaines personnes à des flamants roses de manière insultante. Cette sortie intervenait alors qu’un juge d’instruction parisien venait d’être saisi pour examiner les dérives potentielles du réseau social.
Maître Étienne Deshoulières, l’avocat de l’association Stop Homophobie, souligne que l’injure homophobe est caractérisée dès lors que l’attaque rejaillit sur un groupe protégé par la loi. L’organisation, dont la mission est de combattre les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre, s’estime donc pleinement recevable pour agir en justice dans ce dossier.
Une pression judiciaire croissante en France
Cette nouvelle procédure s’inscrit dans un cadre légal déjà complexe pour X sur le territoire français. Depuis le début de l’année 2025, une information judiciaire est ouverte pour examiner une éventuelle complicité de diffusion d’images pédopornographiques sur le réseau. Elon Musk, en sa qualité de gérant de fait, ainsi que l’ancienne directrice générale Linda Yaccarino, sont directement visés par ces investigations.
Le climat entre le milliardaire et les autorités françaises est particulièrement tendu. À la fin du mois d’avril, Elon Musk ne s’était pas présenté à une convocation de la justice pour une audition libre. Par ailleurs, il avait déjà manifesté son hostilité envers les magistrats français, les qualifiant d’« attardés mentaux » à la suite d’une perquisition menée dans les locaux parisiens de l’entreprise en février dernier.
La défense de la plateforme
Face à ces accusations, la plateforme X dénonce des manœuvres qu’elle juge abusives et motivées par des considérations politiques. Lors des précédentes interventions judiciaires, l’entreprise avait réfuté toute infraction et affirmé qu’elle ne se laisserait pas intimider par ces procédures. Cette nouvelle plainte pour homophobie ajoute un volet supplémentaire à la confrontation juridique entre le magnat de la tech et les institutions françaises.
