Le tribunal judiciaire de Quimper a rendu son verdict ce lundi concernant une affaire de harcèlement numérique particulièrement intense. Un homme de 83 ans a été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour avoir envoyé plus de 700 courriels malveillants à l’ancienne équipe municipale de Plonéour-Lanvern, dans le Finistère. Ces agissements, qui se sont étalés sur une période de trois ans, ont profondément perturbé le quotidien des élus locaux.
Un différend lié à une concession funéraire
Les faits reprochés à l’octogénaire se sont déroulés entre 2023 et février 2026. Devant les juges, le prévenu, qui était sous contrôle judiciaire depuis quelques mois, a tenté de justifier son comportement par un drame personnel. Il a expliqué que son ressentiment trouvait son origine dans le décès de son épouse et un litige concernant une concession au cimetière. Selon lui, l’absence de réponse de la part de la mairie à ses requêtes administratives aurait déclenché cette vague d’envois massifs.
Un climat d’insécurité pour les élus
Le contenu des messages ne se limitait pas à de simples réclamations. La juge a souligné le caractère condescendant et dénigrant des propos, qui s’en prenaient parfois directement aux membres de la famille des destinataires. Outre l’ancienne maire, trois élus et la secrétaire de mairie ont été visés par ces attaques répétées.
L’avocat de la plaignante a décrit l’impact psychologique sur les agents et les élus, évoquant une peur constante et une réelle appréhension au moment de consulter leur messagerie professionnelle. En complément de la peine de prison avec sursis, la justice a imposé plusieurs restrictions à l’encontre du condamné :
- L’interdiction d’entrer en contact avec les victimes pendant une période de deux ans.
- L’interdiction de se rendre à la mairie de Plonéour-Lanvern pendant un an.
