Les policiers de Tours, en Indre-et-Loire, ont fait une découverte pour le moins inattendue lors d’une perquisition menée récemment. Alors qu’ils intervenaient au domicile de suspects liés à une affaire de vol, les fonctionnaires sont tombés sur un obus de la Première Guerre mondiale, entreposé directement dans la chambre de l’un des individus.
Une découverte fortuite en pleine enquête
Cette intervention faisait suite à l’interpellation et au placement en garde à vue de trois personnes soupçonnées d’avoir commis un cambriolage à La Riche en février dernier. Lors de ce vol, du matériel multimédia et deux motocross avaient été dérobés. C’est en fouillant l’appartement des suspects que les forces de l’ordre ont aperçu l’engin explosif à côté du lit d’un jeune homme de 22 ans.
Interrogé sur la provenance de cet objet insolite, le suspect a expliqué l’avoir trouvé sur les bords de la Loire avant de décider de le rapporter chez lui. Une initiative que la police nationale a qualifiée de risquée sur les réseaux sociaux, soulignant que ramasser un tel engin n’était pas une bonne idée.
Dangers et sanctions encourus
Les autorités rappellent qu’un obus, même s’il paraît ancien, rouillé ou qu’il a été partiellement enterré, demeure extrêmement dangereux. En cas de découverte d’un engin suspect, les consignes de sécurité sont strictes :
- Ne pas toucher ni déplacer l’objet.
- Ne pas tenter de le manipuler ou de le transporter à son domicile.
- Contacter immédiatement les services de secours en composant le 17.
Au-delà du risque physique, la détention d’un tel engin est strictement réglementée. Selon le site de l’administration, le fait de détenir une arme de catégorie A sans autorisation est passible d’une peine allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende.
