Londres : forte mobilisation de l’extrême droite sous haute tension

par Sophie
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Londres : forte mobilisation de l'extrême droite sous haute tension
Royaume-Uni, France

Des dizaines de milliers de sympathisants du militant anti-immigration Tommy Robinson ont défilé ce samedi dans les rues de Londres. Sous une marée de drapeaux britanniques, le rassemblement s’est déroulé sans incident majeur, malgré la tenue simultanée d’une marche propalestinienne et antiraciste dans la capitale britannique.

Un dispositif de sécurité exceptionnel

Face aux risques de débordements, la police londonienne a déployé un dispositif d’envergure avec près de 4 000 agents mobilisés. Cette surveillance accrue coïncidait également avec la finale de la Coupe d’Angleterre de football. Les forces de l’ordre ont procédé à 31 interpellations, tout en précisant que la majorité des manifestants s’étaient dispersés dans le calme en fin de journée.

Le rassemblement, baptisé « Unite The Kingdom » (Unir le royaume), visait à égaler le succès d’une précédente marche en septembre qui avait réuni environ 150 000 personnes. Si les chiffres officiels ne sont pas encore confirmés, les autorités s’attendaient à une participation dépassant les 50 000 manifestants venus défendre ce qu’ils qualifient de « liberté d’expression ».

Présence du collectif français Némésis

Parmi les intervenants montés à la tribune sur l’esplanade du Parlement, la présence de militantes françaises a été remarquée. Alice Cordier, présidente du collectif identitaire Némésis, a pris la parole aux côtés d’autres membres du groupe. Vêtues de niqabs pour dénoncer l’islamisme en Europe, elles ont rejoint les prêcheurs chrétiens et les militants d’extrême droite qui se sont succédé sur scène.

Dans la foule, l’ambiance était marquée par des références religieuses et historiques. Certains manifestants, arborant des portraits de Jésus ou vêtus de tuniques de chevaliers, ont appelé à « repartir en croisade ». D’autres participants ont exprimé leur soutien à la « remigration », prônant l’expulsion massive de personnes étrangères ou d’origine étrangère.

Tensions politiques et contre-manifestations

Le Premier ministre travailliste Keir Starmer a fermement condamné l’événement, qualifiant les organisateurs de « voyous » et de « racistes » propageant la haine. Pour encadrer cette mobilisation, la police a utilisé des technologies de pointe, incluant des drones, des véhicules blindés et, pour la première fois lors d’une manifestation, des caméras de reconnaissance faciale en direct.

En parallèle, des milliers de contre-manifestants se sont réunis pour commémorer la « Nakba » et s’opposer à l’extrême droite. Aux cris de « racistes hors de nos rues, réfugiés bienvenus », les participants ont défilé avec des drapeaux palestiniens. Ces événements surviennent alors que le Royaume-Uni a récemment relevé son niveau de menace terroriste à « sévère », en raison d’une augmentation des risques liés à l’extrême droite et à l’islamisme.

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