Festival de Cannes 2026 : un palmarès marqué par les prix ex aequo

par Sophie
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Festival de Cannes 2026 : un palmarès marqué par les prix ex aequo
France, Roumanie, Japon, Espagne, Pologne, Belgique

La 79e édition du Festival de Cannes s’est clôturée ce samedi soir par une cérémonie singulière, marquée par un nombre inhabituel de récompenses partagées. Le jury, présidé par le cinéaste Park Chan-wook, a choisi de ne pas trancher dans plusieurs catégories majeures, offrant un palmarès riche en ex aequo qui restera dans les annales de la Croisette.

Des prix d’interprétation et de mise en scène dédoublés

Dans la catégorie de l’interprétation féminine, la Française Virginie Efira et l’actrice japonaise Tao Okamoto ont été récompensées conjointement pour leurs performances dans le film Soudain, réalisé par Ryūsuke Hamaguchi. Cette œuvre explore la rencontre entre une directrice d’Ehpad française et une metteuse en scène japonaise atteinte d’un cancer en phase terminale.

Le jury a également fait coup double pour le prix d’interprétation masculine. Emmanuel Macchia et Valentin Campagne ont été distingués pour leurs rôles dans Coward de Lukas Dhont, un récit centré sur la relation entre deux soldats aux profils opposés. Enfin, le prix de la mise en scène a été partagé entre le duo espagnol Javier Ambrossi et Javier Calvo pour La Bola Negra, et le Polonais Pawel Pawlikowski pour Fatherland.

La virtuosité au cœur des choix du jury

Le président Park Chan-wook a souligné la difficulté de départager des œuvres d’une telle qualité, affirmant qu’il était impossible de ne pas saluer le travail de ces cinéastes. La réalisatrice Chloé Zhao, membre du jury, a précisé que les thématiques de solitude et la force des relations entre les personnages rendaient ces doubles récompenses indispensables.

Le jury a notamment salué la virtuosité de La Bola Negra, qui retrace les relations homosexuelles de trois Espagnols à travers différentes époques (1932, 1937 et 2017), ainsi que celle de Fatherland, qui relate le retour en Allemagne de l’écrivain Thomas Mann après la Seconde Guerre mondiale.

Une deuxième Palme d’Or historique pour Cristian Mungiu

Cette situation de prix partagés, bien que rare, rappelle des précédents historiques comme en 1980 avec Akira Kurosawa et Bob Fosse, ou en 2013 lorsque la Palme d’Or avait été attribuée à Abdellatif Kechiche ainsi qu’à ses actrices Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos.

Le point d’orgue de cette édition 2026 a été le sacre de Cristian Mungiu. Le réalisateur roumain a remporté la Palme d’Or pour son film Fjord. Cette distinction lui permet d’intégrer le cercle très fermé des cinéastes doublement primés à Cannes, dix-neuf ans après son premier succès pour Quatre mois, trois semaines, deux jours.

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