Agression présumée à Montparnasse : un député breton accusé par la CGT

par Olivier
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Agression présumée à Montparnasse : un député breton accusé par la CGT
Faits Divers

Une vive altercation a éclaté dimanche 1er février sur les quais de la gare Montparnasse, impliquant un élu de la République et des employés de la compagnie ferroviaire. Le syndicat CGT Cheminots a rapporté un incident jugé grave, accusant Mickaël Cosson, député MoDem de la première circonscription des Côtes-d’Armor, de s’être emporté violemment contre des agents de la SNCF alors qu’il tentait de monter dans un train pour la Bretagne.

Selon le communiqué syndical, la situation a dégénéré lorsque l’élu a voulu embarquer à la dernière minute en compagnie de son épouse. La CGT évoque des insultes et des menaces proférées par le parlementaire, l’accusant spécifiquement d’avoir porté « un violent coup de point au niveau de la poitrine » à l’un des agents présents. Le syndicat affirme également que le député aurait tenté d’intimider le personnel en mettant en avant sa fonction officielle.

Le député nie toute violence physique

Face à ces accusations, Mickaël Cosson a fermement démenti avoir commis le moindre acte de violence physique. S’il n’a pas répondu immédiatement aux sollicitations directes, il a confié à la presse locale être « stupéfait » par l’ampleur des reproches. L’élu reconnaît toutefois l’existence d’un « échange tendu » survenu sur le quai.

D’après sa version des faits, le conflit trouverait son origine dans un problème de billet concernant son épouse. Il explique que les agents ont refusé l’accès au train à sa femme, bien que lui-même ait été enregistré. Finalement, le train a quitté la gare sans le couple, qui a dû procéder à l’échange de ses titres de transport pour un voyage ultérieur.

Une enquête interne ouverte

Le syndicat des cheminots maintient sa position, qualifiant l’acte « d’agression d’une grande lâcheté » et soulignant le passif politique de l’élu vis-à-vis de la profession. La CGT rappelle que Mickaël Cosson s’est récemment opposé au droit de grève en commission à l’Assemblée nationale, utilisant le terme de « preneurs d’otages » pour qualifier les grévistes.

De son côté, la direction de SNCF Voyageurs a confirmé l’ouverture d’une enquête interne. L’objectif est d’établir avec précision le déroulement des événements survenus ce dimanche en gare Montparnasse, la compagnie rappelant à cette occasion que ses agents « méritent le respect ».

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