Sommaire
Un incident grave s’est produit ce vendredi en fin d’après-midi au cœur de Paris. Un homme a agressé un militaire de la gendarmerie nationale sous l’Arc de Triomphe, au moment précis où se déroulait la cérémonie quotidienne du ravivage de la flamme du Soldat inconnu. L’assaillant, armé d’un couteau et d’une paire de ciseaux, a tenté de poignarder le militaire.
Une neutralisation immédiate
Le gendarme visé, qui participait au service d’honneur, a échappé au pire grâce à l’épaisseur du col de sa gabardine, sur lequel la lame a buté. Il n’a pas été blessé physiquement, bien que l’attaque ait été brutale. Face à cette menace imminente, un autre militaire présent sur les lieux a fait usage de son arme de service pour stopper l’agresseur.
Touché par plusieurs tirs, l’individu a été rapidement pris en charge par les secours et transporté à l’hôpital. Le Parquet national antiterroriste (Pnat) a confirmé par la suite son décès des suites de ses blessures. Une source proche de l’enquête a révélé que l’homme avait contacté le commissariat d’Aulnay-sous-Bois peu avant les faits, annonçant son intention de commettre un massacre et de s’en prendre aux forces de l’ordre. Bien que l’alerte ait été donnée, sa géolocalisation n’a pu être établie qu’une fois sur le lieu de l’attaque.
Le profil lourd du suspect
L’assaillant, identifié comme Brahim B., était un ressortissant français né en 1978. Son passé judiciaire était particulièrement chargé en lien avec la radicalisation. En juin 2013, la justice belge l’avait condamné à 17 ans de réclusion criminelle pour des faits de tentative d’assassinat en lien avec une entreprise terroriste, commis à Molenbeek en 2012.
Après son incarcération en Belgique, il avait été transféré en France début 2015. Ayant purgé sa peine, il avait retrouvé la liberté en décembre 2025. Toutefois, il restait sous étroite surveillance, faisant l’objet d’une fiche S et d’une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance (MICAS). Cette mesure l’obligeait notamment à pointer quotidiennement au commissariat.
Enquête ouverte pour terrorisme
Suite à cet événement, un large périmètre de sécurité a été établi place de l’Étoile, bloquant temporairement les accès et les transports en commun. La police technique et scientifique a procédé à des relevés minutieux sur place, inspectant notamment un véhicule de gendarmerie.
Le Parquet national antiterroriste s’est saisi de l’affaire, ouvrant une enquête de flagrance pour tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste. Les investigations sont désormais menées conjointement par la section antiterroriste de la brigade criminelle de Paris et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Le ministre de l’Intérieur et le chef de l’État ont salué la réactivité et le sang-froid des gendarmes face à cette agression.
