Drame dans le Var : une enseignante poignardée en plein cours

par Olivier
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Drame dans le Var : une enseignante poignardée en plein cours
Faits Divers

Un terrible drame a secoué la communauté éducative de Sanary-sur-Mer, dans le Var. Mardi après-midi, aux alentours de 14 heures, une professeure d’arts plastiques âgée de 60 ans a été poignardée en plein cours au collège La Guicharde. L’auteur présumé des faits, un élève de 14 ans scolarisé en classe de troisième, a été interpellé et placé en garde à vue pour tentative d’assassinat.

Une agression préméditée en pleine classe

Les faits se sont déroulés devant les vingt-deux autres élèves présents dans la salle. L’adolescent aurait porté « trois ou quatre coups de couteau » au niveau du torse de l’enseignante. Selon le procureur de la République de Toulon, Raphaël Balland, l’acte semble prémédité car l’arme utilisée ne provenait pas de l’établissement scolaire.

Après l’agression, le collégien a pris la fuite vers la cour de récréation où il a été intercepté par un membre du personnel éducatif. Il s’est laissé interpeller sans résistance jusqu’à l’arrivée des forces de l’ordre. La victime, grièvement blessée, a été évacuée en urgence vers l’hôpital d’instruction des armées Sainte-Anne de Toulon. Son pronostic vital, initialement engagé, restait préoccupant au moment de son opération chirurgicale en fin de journée.

Le profil du suspect et le contexte familial

L’enquête s’oriente vers un ressentiment personnel de l’élève envers sa professeure. Le procureur a précisé qu’il existait « des tensions » entre eux, l’adolescent lui reprochant d’avoir effectué des rapports à son encontre. Aucune revendication politique ou religieuse n’a été relevée à ce stade. Tatiana Kolodziej, professeure d’EPS, a décrit un élève « pénible » et « perturbateur » depuis l’année précédente, mais qui n’avait jamais fait preuve de violence physique jusqu’alors.

Le parcours familial du jeune suspect a également été mis en lumière. Un signalement avait été effectué par le collège en mars 2025 concernant des suspicions de violences parentales sur la jeune sœur du mis en cause. Bien que l’enquête de police n’ait pas prouvé ces faits, un juge des enfants avait ordonné en septembre 2025 une mesure d’assistance éducative pour la fratrie, visant notamment à instaurer une thérapie familiale.

Réactions officielles et émotion de la communauté éducative

Le ministre de l’Éducation nationale, Edouard Geffray, s’est rendu sur place dans la soirée. Il a salué « l’extraordinaire sang-froid » des équipes et a appelé à « une désescalade de la violence », soulignant l’enjeu social et sociétal de ce drame. Il a qualifié l’agression d’acte isolé dans un établissement pourtant réputé pour son climat scolaire exemplaire et sa quiétude.

L’émotion est vive parmi les syndicats et les parents d’élèves. Dominique Queyroulet, du Snes-FSU Var, a réclamé davantage de moyens humains, notamment pour le contrôle des sacs, tandis que la FCPE a exprimé son « soutien total » à la victime. Cet événement tragique ravive les inquiétudes sur la sécurité en milieu scolaire, rappelant d’autres agressions violentes survenues récemment à Benfeld, Antibes ou Nogent.

Une cellule d’écoute psychologique a été immédiatement mise en place pour accompagner les élèves et le personnel, profondément choqués par cette tentative d’assassinat.

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