Espionnage chinois en Gironde : quatre mises en examen pour captation de données

par Olivier
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Espionnage chinois en Gironde : quatre mises en examen pour captation de données
Faits Divers

La justice française a mis en examen, ce jeudi à Paris, quatre individus soupçonnés d’avoir mené des activités d’espionnage pour le compte de la Chine. Parmi les suspects figurent deux ressortissants chinois. Deux des personnes impliquées ont été placées en détention provisoire, tandis que les deux autres se trouvent sous contrôle judiciaire. Le parquet de Paris a confirmé que ces arrestations font suite à une enquête pour livraison d’informations à une puissance étrangère, des actes susceptibles de porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation.

Une station d’écoute clandestine en Gironde

L’affaire a débuté par un signalement de riverains en Gironde, intrigués par le déploiement d’une parabole de grande dimension, avoisinant les deux mètres de diamètre, dans un logement loué via Airbnb. Ce dispositif impressionnant s’accompagnait de perturbations notables sur le réseau Internet local. Alertés le 30 janvier, les services de police ont procédé à une perquisition dès le lendemain, découvrant un véritable centre de traitement de données.

Sur place, les enquêteurs ont saisi un système complexe d’ordinateurs reliés à des antennes paraboliques. Selon le parquet, l’objectif de ce commando présumé était de capter des données satellitaires, ciblant spécifiquement le réseau Starlink ainsi que des communications émanant d’entités d’importance vitale, notamment militaires. Ces informations devaient ensuite être transmises vers la Chine.

Des ingénieurs aux activités suspectes

L’Agence nationale des fréquences (ANFR) a confirmé le caractère illicite de l’installation, notant une utilisation illégale de fréquences et la détention de dispositifs techniques destinés à l’interception de flux informatiques. Le matériel permettait d’aspirer le flux descendant des satellites, compromettant potentiellement des échanges sensibles.

Pour justifier leur présence en France lors de leur demande de visa, les deux ressortissants chinois s’étaient présentés comme ingénieurs pour une entreprise de recherche et développement en communication sans fil. Cette société serait connue pour collaborer avec des universités sur des projets à vocation militaire. Deux autres suspects ont été interpellés alors qu’ils tentaient de rejoindre le logement, suspectés d’avoir acheminé le matériel illégalement.

Ce coup de filet intervient dans un contexte de vigilance accrue. À la mi-décembre, un enseignant-chercheur d’un institut d’ingénierie bordelais avait déjà été mis en examen, soupçonné d’ingérence et d’avoir facilité l’accès d’une délégation chinoise à des zones sensibles.

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