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Une affaire criminelle troublante secoue le département de l’Essonne. Une femme de 50 ans, soupçonnée d’avoir ôté la vie à son époux pour s’approprier son patrimoine, fait désormais l’objet d’un mandat de dépôt émis par le parquet d’Évry. Bien qu’elle continue de clamer son innocence, les éléments recueillis par les enquêteurs semblent accablants.
Les faits remontent à deux ans, dans la commune de Mennecy. La suspecte est accusée d’avoir empoisonné son conjoint, profitant de la confiance établie au sein de leur couple fraîchement uni par les liens du mariage.
Une autopsie contredisant la mort naturelle
Le drame s’est noué le 14 avril 2024. Ce jour-là, la quinquagénaire contacte les services de secours, signalant que son mari vient de faire un malaise. À leur arrivée, les pompiers découvrent un homme de 53 ans en arrêt cardio-respiratoire. Connu pour souffrir d’une cirrhose, la thèse d’une crise cardiaque semble initialement plausible, et la victime décède sur place.
Toutefois, des examens post-mortem viennent bouleverser cette hypothèse. L’autopsie et les analyses toxicologiques révèlent une surdose massive de deux antidépresseurs. L’un de ces médicaments n’avait jamais été prescrit au défunt, soulevant immédiatement des questions sur l’origine de cette ingestion fatale.
Des prescriptions et des mouvements financiers suspects
L’enquête a permis de retracer l’origine des substances. Le médicament incriminé, introuvable au domicile conjugal lors des perquisitions, avait été prescrit à l’épouse en 2023. Fait troublant relevé par les investigations : elle n’était allée retirer ce traitement en pharmacie qu’une seule semaine avant le décès de son mari.
Le mobile financier apparaît rapidement comme une piste sérieuse. Le couple s’était marié seulement quatre jours avant la tragédie. De plus, la victime venait de conclure la vente de sa maison pour un montant de 600 000 euros et s’était engagée sur l’achat d’un nouveau bien. À la demande expresse de l’épouse, les fonds avaient été transférés sur un compte commun dont elle détenait la gestion.
Poursuites judiciaires en cours
Placée en garde à vue plusieurs mois après les faits, la suspecte a été mise en examen pour meurtre le 15 janvier dernier. D’abord laissée sous contrôle judiciaire, elle a vu sa situation s’aggraver ce lundi avec l’ordonnance de son incarcération par le parquet. Cependant, sa localisation actuelle reste indéterminée.
En parallèle de l’instruction pour homicide, les enfants du défunt ont déposé plainte contre leur belle-mère pour vol et abus de faiblesse, espérant que toute la lumière soit faite sur cette disparition précipitée.
