Un habitant de Sète, dans l’Hérault, s’est retrouvé au cœur d’un véritable imbroglio administratif après avoir adopté un chat prénommé Tigrou à la fin de l’année 2022. Désireux de faire les choses dans les règles, le nouveau propriétaire s’était tourné vers des interlocuteurs spécialisés. À l’époque, l’association responsable de l’adoption lui avait indiqué qu’elle ne parvenait pas à lire la puce électronique de l’animal. Ce constat avait d’ailleurs été confirmé par un vétérinaire consulté dès janvier 2023.
Tigrou a coulé des jours heureux jusqu’au début de l’année 2026, date à laquelle une urgence médicale a nécessité une nouvelle visite chez le vétérinaire. Ce professionnel a alors conseillé au maître de régulariser l’animal en obtenant un document de l’I-CAD, délivré par la préfecture, qui fait office de pièce d’identité et de certificat de propriété. C’est en effectuant cette démarche que le Sétois a reçu une terrible nouvelle. Le 3 février, les autorités de l’Hérault lui ont adressé un courrier l’informant que son compagnon à quatre pattes avait été importé en France sans déclaration, le plaçant ainsi dans l’illégalité absolue.
Une origine inattendue et de lourdes menaces
Le courrier officiel précisait également que le félin n’était pas vacciné contre la rage. La préfecture, contrairement aux précédents intervenants, avait en effet réussi à lire la puce électronique de l’animal, découvrant que ce dernier provenait de Tunisie. Le propriétaire a décrit un moment de panique intense : il disposait de seulement 48 heures pour fournir des justifications. Dans le cas contraire, il s’exposait à une amende de 300 000 euros, à deux ans de prison et, surtout, à l’euthanasie de son chat.
Dès le lendemain, l’homme s’est présenté à la Direction Départementale de la Protection des Populations pour prouver sa bonne foi. Il a expliqué que le chat partageait sa vie depuis près de quatre ans et a fourni un dossier médical complet attestant des soins prodigués durant toute cette période. Les autorités ont alors réclamé une attestation de la famille d’accueil qui hébergeait Tigrou avant son adoption. Ce document ayant été rapidement transmis, une bonne nouvelle est tombée une semaine plus tard : la préfecture a définitivement mis fin aux poursuites et a officiellement régularisé la situation de l’animal.
