Plus d’un mois s’est écoulé depuis le tragique incendie du bar Le Constellation, survenu le soir du Nouvel An à Crans-Montana, en Suisse. Ce drame, qui a coûté la vie à 41 personnes et fait 115 blessés, reste au cœur de l’actualité. Dans ce contexte lourd, les propriétaires de l’établissement, Jacques et Jessica Moretti, ont rompu le silence en adressant une lettre à leurs employés.
Dans ce document, que plusieurs médias ont pu consulter, le couple de gérants exprime sa volonté de partager la douleur des familles des victimes. Ils justifient également leur absence de communication publique et interne depuis la nuit de la catastrophe. Selon leurs écrits, les impératifs de l’enquête en cours les auraient contraints à taire leur empathie dans les jours suivant immédiatement la tragédie.
Responsabilité et respect des consignes
Le couple corse affirme porter la responsabilité du drame sans chercher à se défausser sur le personnel, tout en précisant n’avoir jamais imaginé qu’une telle catastrophe puisse survenir. Ils déclarent incarner, depuis le 1er janvier, le malheur qui s’est abattu sur Le Constellation.
Cependant, la lettre aborde également la question sensible des normes de sécurité, régulièrement pointées du doigt depuis l’incident. Les gérants laissent entendre que les employés avaient connaissance des consignes de sécurité, mais suggèrent que celles-ci n’auraient pas été strictement appliquées le soir du drame.
Réponse aux rumeurs et problèmes financiers
Jacques et Jessica Moretti profitent de cette missive pour dénoncer ce qu’ils qualifient de calomnies. Ils visent particulièrement certaines informations relayées par la presse italienne, selon lesquelles Jessica Moretti aurait fui les lieux avec la caisse lors de l’incendie. Ils se disent blessés par ces accusations.
Sur le plan administratif, les propriétaires expliquent que le blocage de leurs comptes, tant professionnels que privés, est la cause du non-versement des salaires. Ils assurent que ces tracas financiers, qui s’ajoutent à la souffrance morale, devraient être résolus prochainement. En conclusion, le couple promet à ses salariés de ne pas les abandonner, soulignant qu’ils sont liés par ce destin tragique, alors même qu’ils doivent être à nouveau entendus par la justice suisse.
