Faits divers

Entre 1967 et 1968, la petite ville de Gaffney, en Caroline du Sud, a été plongée dans la peur par un tueur en série qui s’attaquait à de jeunes femmes. L’auteur des crimes, Lee Roy Martin, enlevait ses victimes avant de les étrangler, et la presse lui attribua le surnom de « Gaffney Strangler ». Les corps étaient généralement retrouvés quelques jours après la disparition.
Le bilan de cette série de meurtres s’élève à quatre victimes : deux femmes adultes et deux adolescentes. Parmi elles se trouvaient Annie Lucille Dedmond, retrouvée en mai 1967, puis Nancy Parris (20 ans), Nancy Rhinehart (14 ans) et enfin Opal Buckson (15 ans), découverte en février 1968. L’enlèvement d’Opal Buckson a été vu par des témoins, ce qui a fourni des éléments déterminants pour orienter l’enquête.
Plusieurs éléments ont aidé les autorités à cerner le profil du tueur et à remonter jusqu’à lui, aboutissant finalement à son arrestation et à sa condamnation. Lee Roy Martin a été jugé coupable et condamné à quatre peines de prison à vie, devant être incarcéré dans un établissement pénitentiaire central de l’État.

La rencontre fatale : Kenneth Marshall Rumsey et Lee Roy Martin
Le 31 mai 1972, alors qu’il purgeait sa peine, Lee Roy Martin a été poignardé à mort en prison par un codétenu nommé Kenneth Marshall Rumsey. Selon les comptes rendus de l’époque, le coupable aurait asséné des coups de couteau dans le dos et la poitrine de Martin alors que celui-ci effectuait des tâches de nettoyage, provoquant une mort immédiate.
Quelques jours après le meurtre, Kenneth Marshall Rumsey a été officiellement inculpé pour cette attaque. L’affaire a ajouté une couche supplémentaire de violence dramatique à une chronique criminelle déjà marquante pour la communauté de Gaffney.
- 1967–1968 : Série d’enlèvements et meurtres commis par Lee Roy Martin.
- Condamnation de Martin : plusieurs peines de prison à vie.
- 31 mai 1972 : Martin assassiné en détention par Kenneth Marshall Rumsey.
- Quelques années plus tard : Kenneth Marshall Rumsey meurt en prison, son décès étant officiellement attribué à un suicide.
Ces événements soulèvent des questions sur la dynamique interne des milieux carcéraux et sur la manière dont les auteurs de crimes graves peuvent devenir eux-mêmes victimes de violences une fois incarcérés. La suite de l’enquête et les retombées judiciaires ont marqué durablement la mémoire locale et les archives judiciaires de l’époque.
