Le parquet de Lyon a confirmé, ce samedi, le décès de Quentin, un étudiant âgé de 23 ans. Le jeune homme était hospitalisé dans un état critique depuis jeudi, à la suite d’une violente agression survenue en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à Sciences Po Lyon.
Suite à cette tragique évolution, le parquet a indiqué dans un communiqué que l’enquête se poursuit désormais sous la qualification de coups mortels aggravés, s’ajoutant aux faits de violences aggravées initialement retenus.
Des circonstances encore troubles
Si aucune communication officielle n’a encore détaillé le déroulement exact des faits, le collectif Némésis a livré sa version. Selon cette organisation, Quentin assurait la protection de militantes venues manifester contre la tenue de la conférence à l’IEP de Lyon, situé dans le 7e arrondissement.
Le drame se serait noué après que des militantes auraient été prises à partie. Quentin aurait été pris en charge par les secours dans un état grave vers 19h40, quai Furlichon, dans le 5e arrondissement. L’avocat de la famille évoque un guet-apens tendu par des individus organisés, armés et en large surnombre, dénonçant un lynchage.
Appels au calme et réactions politiques
Face à ce drame, la famille du défunt a lancé un appel à la retenue et au calme, tout en exprimant sa confiance envers la justice pour identifier les responsables. Maître Fabien Rajon, avocat des proches, a décrit la victime comme un étudiant en mathématiques sans antécédent judiciaire, investi dans sa paroisse et toujours pacifique dans ses convictions.
L’affaire a suscité une vive émotion au niveau national. Le président Emmanuel Macron a condamné cet acte, réclamant que les auteurs soient punis. De son côté, la classe politique réagit fortement : Marine Le Pen a mis en cause les mouvances d’extrême gauche, tandis que La France Insoumise, par la voix de Manuel Bompard, a condamné fermement toute violence physique.
