L’insécurité au Mexique vient de faire de nouvelles victimes dans le secteur industriel. La Chambre minière a confirmé, ce lundi 9 février, la mort de trois employés de la compagnie canadienne Vizsla Silver. Ces travailleurs faisaient partie d’un groupe de dix personnes enlevées le 23 janvier 2026 dans l’État de Sinaloa, une région tristement célèbre pour l’activité des cartels.
Dans son communiqué, l’organisation a précisé que les trois mineurs avaient été retrouvés sans vie et formellement identifiés. L’inquiétude demeure vive concernant le sort des sept autres salariés enlevés lors de la même attaque, qui sont toujours portés disparus à ce jour. Les autorités poursuivent leurs efforts pour les localiser.
Une attaque commando sur le site minier
Les dix employés, tous de nationalité mexicaine, travaillaient sur un projet situé dans la municipalité de Concordia. Selon les témoignages des proches relayés par la presse locale, les faits se sont déroulés avec une grande violence : un commando armé a pénétré dans le campement installé sur le site pour emmener les travailleurs de force. Parmi les victimes décédées, deux seraient des ingénieurs.
La société Vizsla Silver avait indiqué avoir reçu des informations des familles concernant la découverte des corps avant même la confirmation officielle. Michael Konnert, le président-directeur général de l’entreprise, s’est dit dévasté par cette issue tragique, soulignant que la priorité absolue restait de retrouver les collègues manquants.
Un déploiement massif des forces de l’ordre
Face à la gravité de la situation, les autorités mexicaines ont déployé un dispositif d’envergure. Plus de 1 000 policiers et militaires ont été mobilisés depuis le signalement du rapt pour sécuriser la zone et mener l’enquête. Des perquisitions ont eu lieu, et vendredi dernier, quatre suspects ont été arrêtés en lien avec cette affaire, peu avant la découverte de corps dans le secteur de l’enlèvement.
Ce drame s’inscrit dans un contexte de violences récurrentes qui secouent l’État de Sinaloa. Les luttes internes pour le contrôle du cartel local ont plongé la région dans le chaos, provoquant plus de 1 700 morts et près de 2 000 disparitions, rendant l’activité économique et la vie quotidienne particulièrement périlleuses.
