Après un mois de coupure totale, la RN20, axe vital reliant la France à la principauté d’Andorre, rouvrira ses voies à la circulation le 9 mars prochain. Cette fermeture exceptionnelle faisait suite à un important éboulement survenu fin janvier, lors duquel un bloc rocheux d’une centaine de mètres cubes s’était détaché à la suite de violentes intempéries.
Les travaux de réparation de la chaussée, initialement estimés à trois mois, ont progressé à un rythme soutenu. Selon la préfecture de l’Ariège, les conditions de sécurité ont pu être restaurées avec plus de sept semaines d’avance sur le calendrier prévu.
Des mesures de sécurité strictes
Dès la réouverture, les automobilistes devront se soumettre à une nouvelle signalisation rigoureuse. Des feux rouges clignotants ont été installés pour alerter instantanément de tout mouvement suspect du bloc rocheux, un système de prévention déjà éprouvé dans d’autres massifs montagneux français.
De plus, il sera formellement interdit de stopper son véhicule dans l’ensemble du périmètre menacé par d’éventuelles chutes de pierres. La préfecture précise également que la nationale devra subir de nouvelles fermetures ponctuelles à l’avenir, afin de mener à bien des travaux définitifs une fois les études géologiques achevées.
Un lourd bilan économique pour la région
L’interruption du trafic pendant près de cinq semaines a porté un coup dur à l’économie locale. Les stations de ski andorranes et des Pyrénées-Orientales, très prisées par les vacanciers français, ont particulièrement souffert de cette inaccessibilité hivernale.
L’impact s’est aussi fait ressentir sur les déplacements quotidiens des résidents et sur l’activité d’une usine d’embouteillage d’eau minérale située à proximité. Pour tenter de limiter la casse, le gouvernement andorran a déployé plusieurs aides d’urgence.
Parmi ces mesures figurent une réduction des factures d’électricité pour les entreprises en difficulté et une compensation de 30 euros sur le plein de carburant pour les touristes contraints d’emprunter des déviations. Toutefois, selon l’Union des commerçants de tabac andorrans, ces initiatives n’ont pas suffi à relancer la fréquentation commerciale, jugée nulle malgré des conditions météorologiques idéales récemment.
