La communauté juive de Rouen fait face à une nouvelle vague d’hostilité. Ce jeudi, une inscription « Free Gaza » a été découverte sur la porte de la synagogue, provoquant l’exaspération des fidèles et de leurs représentants. Natacha Ben Haïm, présidente de la communauté, a exprimé son ras-le-bol face à ce qu’elle qualifie de stigmatisation récurrente des juifs de France.
Une série de dégradations
Ce nouvel acte de vandalisme s’inscrit dans un contexte déjà lourd. Il y a tout juste un an, en janvier 2025, l’édifice avait été la cible de quatre tags antisémites particulièrement violents. Des croix gammées et des insultes telles que « violeurs à gazer » avaient été peintes sur les murs.
À l’époque, une plainte avait été déposée pour provocation publique à la haine raciale. Le parquet de Rouen avait alors ouvert une enquête pour faire la lumière sur ces agissements haineux fondés sur l’origine ou la religion.
Menaces en ligne et inquiétudes pour l’avenir
La situation ne semble pas s’apaiser, le harcèlement se poursuivant désormais sur les réseaux sociaux. La page Facebook de la synagogue a récemment reçu plusieurs messages menaçants et injurieux, incluant des appels au meurtre et des références nazies. Face à cette persistance, Natacha Ben Haïm a confirmé qu’une nouvelle plainte serait déposée.
Ces événements surviennent alors que la communauté porte encore les stigmates de l’attaque de mai 2024, lorsqu’un individu avait tenté d’incendier le lieu de culte avant d’être neutralisé par la police. Alors que les travaux de rénovation doivent débuter dans quinze jours, la présidente s’interroge désormais sur la sécurité des entreprises qui interviendront sur le site.
