Les fantômes royaux qui hantent la Grande-Bretagne

par Zoé
0 commentaires
A+A-
Reset
Les fantômes royaux qui hantent la Grande-Bretagne
Grande-Bretagne

Insolite — fantômes royaux

royal ghosts of Great Britain

John Everett Millais – Wikimedia Commons

En poursuivant notre exploration des récits insolites, difficile de résister au charme macabre des fantômes royaux. Les familles régnantes de Grande-Bretagne ont, à travers les siècles, cumulé drames et excès : querelles publiques, mariages malheureux, exécutions et disparitions tragiques ont jalonné leurs histoires.

Pour mieux saisir l’ambiance qui nourrit ces légendes, voici quelques traits récurrents :

  • conflits internes et rivalités familiales qui dégénèrent ;
  • alliances matrimoniales controversées et ruptures scandaleuses ;
  • décès violents — meurtres, exécutions, morts en couches — et épisodes de folie ;
  • obsessions personnelles surprenantes, comme un attachement quasi-maladif aux jardins et aux domaines.

Quand une vie est faite de trahisons et de violences, l’imaginaire populaire aime y voir la suite logique : des âmes tourmentées errant pour l’éternité dans les châteaux où elles ont vécu, parfois hurlant ou apparaissant décapitées. Ces visions alimentent les récits de fantômes royaux qui continuent de peupler les couloirs des demeures historiques.

La section suivante présente quelques-uns des spectres les plus célèbres de Grande-Bretagne, pour qui croit — ou aime croire — à ces présences intemporelles.

Anne Boleyn, l’un des fantômes royaux les plus célèbres de Grande-Bretagne

Anne Boleyn in the Tower

Poursuivant notre exploration des récits insolites, Anne Boleyn occupe une place à part parmi les fantômes royaux. Selon les versions, elle est tantôt présentée comme une femme ambitieuse et controversée, tantôt comme une victime prise au piège des circonstances et du pouvoir — interprétation qui paraît aujourd’hui la plus plausible.

Condamnée à mort par Henri VIII après avoir donné naissance à une fille plutôt qu’à un héritier mâle, Anne est, selon la tradition, restée attachée au monde des vivants. Son esprit agité aurait été aperçu à de nombreux endroits liés à sa vie et à sa mort.

  • Blickling Hall, son lieu de naissance — où, d’après la légende, elle apparaît la nuit du triste anniversaire de son exécution.
  • La Tour de Londres — site de son emprisonnement et de son exécution, souvent cité dans les témoignages de rencontres spectrales.
  • D’autres demeures et passages associés à sa vie, où son apparition se manifeste selon des récits locaux.

La version la plus frappante raconte l’arrivée d’Anne à Blickling dans un carrosse attelé de six chevaux et conduit par un cocher sans tête. Anne, tenant sa tête coupée sur ses genoux, descend du véhicule qui s’évapore ensuite, la laissant errer jusqu’à l’aube. Ces visions, à la fois macabres et symboliques, ont alimenté des récits transmis de génération en génération.

À la Tour de Londres également, des témoins rapportent avoir vu son apparition dans des escaliers, au point que l’on attribue à la rencontre d’un sentinelle avec son fantôme un arrêt cardiaque fatal. Ces histoires, mêlant histoire et surnaturel, contribuent à la longue réputation des fantômes royaux en Grande-Bretagne.

En guise de transition vers la suite de notre dossier insolite, la section suivante examine d’autres apparitions royales tout aussi troublantes et leurs lieux emblématiques.

Crédit image : Edouard Cibot — Wikimedia Commons

Catherine Howard et la Galerie Hantée

Hampton Court Palace, fantômes royaux de Grande-Bretagne

Poursuivant notre exploration des récits insolites et des fantômes royaux, l’histoire de Catherine Howard illustre combien la vie à la cour pouvait basculer du faste au drame en un instant. Jeune et récemment élevée au rang de reine, elle épousa Henri VIII à une époque où son époux avait déjà la réputation — tristement méritée — d’être incapable de tolérer ce qu’il percevait comme des trahisons conjugales.

  • Mariage précoce et manque d’autonomie : Catherine était très jeune et peu en position de décider de son destin.
  • Accusations d’infidélité : des relations antérieures furent présentées comme des preuves contre elle.
  • Détention à la cour : elle fut retenue au palais en attendant son sort.

Selon les récits de l’époque, Catherine tenta un dernier appel à la clémence. Profitant d’un moment, elle se serait échappée de ses gardes et aurait couru en hurlant dans un couloir en direction de la chapelle, espérant toucher la pitié de son souverain. On la ramena toutefois de force à ses appartements, et l’exécution eut lieu comme prévu.

Ainsi naquit la légende de la « Galerie Hantée » à Hampton Court : on raconte que le fantôme de Catherine y filerait encore, hurlant et implorant miséricorde auprès de son mari impitoyable. Ce récit, entre histoire et folklore, reste l’un des plus évoqués parmi les histoires de fantômes royaux en Grande-Bretagne.

Jane Seymour : morte après l’accouchement

Femme tenant une bougie, fantômes royaux de Grande-Bretagne

Poursuivant notre tour des fantômes royaux, l’histoire de Jane Seymour illustre à la fois la faveur et la tragédie. Elle fut la seule des six épouses d’Henry VIII à ne pas être divorcée, exécutée ou presque exécutée ; on la considérait comme la femme idéale du roi surtout parce qu’elle lui donna un héritier mâle. Henry l’épousa seulement onze jours après l’exécution de sa prédécesseure, ce qui en dit long sur les priorités de la cour à l’époque.

Malgré cette position privilégiée, Jane ne connut pas de fin heureuse. Elle mourut peu après l’accouchement, seulement douze jours après la naissance du prince Edward, futur roi. Sa disparition précoce a laissé une empreinte durable dans les récits et les légendes qui entourent les lieux qu’elle a habités.

On raconte que son apparition hante encore les allées de Hampton Court. Plutôt que de rester dans la chambre où elle aurait accouché et succombé, elle serait aperçue errant sur les pavés de la Clock Court. Des témoins évoquent aussi des visions d’elle montant les escaliers menant à la Silver Stick Gallery, vêtue d’une robe blanche et tenant une bougie, et cela souvent à l’occasion de l’anniversaire de la naissance d’Edward.

Voici, synthétisées, les principales manifestations qui lui sont attribuées :

  • Apparitions sur les pavés de Clock Court.
  • Montée des escaliers vers la Silver Stick Gallery le jour anniversaire de la naissance d’Edward.
  • Tenue caractéristique : robe blanche et bougie à la main.

Ces visions alimentent les récits paranormaux autour du palais, d’autant que d’autres silhouettes historiques y sont également évoquées — une cohabitation spectrale qui, selon les amateurs du genre, serait pour le moins embarrassante si certaines rencontres avaient lieu.

La reine Élisabeth Ire n’a jamais quitté la Grande-Bretagne

Portrait de la reine Élisabeth Ire — fantômes royaux de Grande-Bretagne

Michael Bowles/Getty Images

Poursuivant les récits insolites de fantômes royaux, la figure d’Élisabeth Ire illustre combien pouvoir et tragédie nourrissent l’imaginaire collectif. Malgré une réussite politique largement supérieure à celle de sa mère, Anne Boleyn, la vie d’Élisabeth fut marquée par des épisodes de drame, de violence et de trahison — autant d’éléments propices, selon les croyances, à un esprit en peine.

Une des histoires les plus célèbres remonte à 1951 : deux touristes auraient pris pour une statue de cire la « Vierge Reine » placée au bout de la Long Gallery de Hatfield House, la maison d’enfance d’Élisabeth. Lorsqu’ils s’en approchèrent, la silhouette se serait volatilisée. Le récit surprend toutefois, car la partie du bâtiment où l’apparition fut signalée a été reconstruite après la mort d’Élisabeth, ce qui rend curieux le choix de ce lieu plutôt que celui du palais royal originel à proximité (voir https://www.timetravel-britain.com/articles/houses/hatfield.shtml).

Comme beaucoup de fantômes de la royauté, Élisabeth ne se limite pas à un seul lieu. Selon certaines sources consacrées aux phénomènes historiques (https://www.theanneboleynfiles.com/the-ghost-of-anne-boleyn/), son spectre hanterait aussi la bibliothèque royale du château de Windsor. Les témoins y parlent du bruit de pas — puis de l’apparition traversant la pièce pour gagner une autre salle.

  • Parmi les personnes ayant affirmé l’avoir vue figurent des souverains tels que George III, Edward VII et George VI.
  • George III déclara même avoir conversé avec Élisabeth, qui lui aurait dit être « mariée à l’Angleterre ».
  • George VI affirma l’avoir aperçue huit nuits d’affilée, à la veille d’un conflit majeur pour la nation.

Qu’il s’agisse d’apparitions occasionnelles ou de visites répétées, ces témoignages alimentent la légende des fantômes royaux et invitent à regarder la Grande-Bretagne sous l’angle fascinant du patrimoine vivant et du mystère.

Henry VIII : la revanche posthume

Henry VIII, fantômes royaux de Grande-Bretagne

Hans Holbein – Wikimedia Commons

Poursuivant notre exploration des fantômes royaux, la figure d’Henry VIII revient souvent dans les récits paranormaux. Connu pour son règne brutal et ses décisions impitoyables, il incarne l’image d’un souverain dont les excès laissent encore des traces, mêmes spectrales.

Henry VIII n’était pas seulement célèbre pour avoir fait exécuter plusieurs de ses épouses : il s’est montré implacable envers un très large éventail de personnes. On lui attribue notamment la persécution et l’élimination de :

  • rivaux politiques et soi-disant hérétiques,
  • amis et proches des reines,
  • membres du clergé, y compris des moines et au moins une religieuse,
  • autres individus qu’il jugeait indésirables.

Cette longue liste de victimes explique en partie pourquoi son nom revient si souvent dans les histoires de maisons hantées. Selon les témoignages, le fantôme d’Henry VIII rôderait encore dans les couloirs de Windsor.

Des visiteurs et employés rapportent l’avoir vu arpenter les galeries en criant, comme à la recherche d’une nouvelle victime, ou l’entendre gémir en traînant sa jambe ulcérée derrière lui. Fait notable, contrairement à d’autres présences royales qui semblent migrer, l’apparition d’Henry resterait principalement liée à Windsor Castle.

Cette concentration locale renforce l’idée d’un fantôme ancré à un lieu précis, dont la douleur et la colère paraissent immuables — une note troublante dans l’inventaire des récits insolites autour des fantômes royaux.

Mary, la reine des hantises

Demeure de Marie, reine d'Écosse, à Jedburgh

Poursuivant notre exploration des récits insolites, l’histoire de Marie, reine d’Écosse, illustre à la fois rivalités dynastiques et légendes de fantômes royaux qui persistent jusqu’à aujourd’hui.

À l’époque, la division religieuse — catholiques contre protestants — se superposait aux questions de succession. Marie représentait pour beaucoup l’alternative catholique au trône britannique et, de par sa lignée, elle pouvait prétendre légitimement à la couronne.

En effet, Marie était l’arrière‑petite‑fille d’Henry VII, ce qui la plaçait parmi les prétendantes légitimes après la descendance d’Henry VIII. Parallèlement, Elizabeth I, fille d’Anne Boleyn, faisait face à des doutes sur sa légitimité aux yeux de certains sujets, accentuant la rivalité entre les deux cousines.

Perçue comme une rivale dangereuse, Marie passa 19 ans en détention avant d’être exécutée en 1587 (voir la source historique : royal.uk).

Son spectre est rapporté dans de nombreux lieux liés à sa vie et à sa détention. Parmi les apparitions les plus souvent citées :

  • ses anciennes résidences (dont l’une est illustrée ci‑dessus) ;
  • le château où vécut son fils ;
  • divers lieux où elle séjourna et ceux où elle fut emprisonnée ;
  • un endroit singulier qu’elle n’aurait pourtant jamais visité : Hermitage Castle ;
  • et l’hôtel Talbot, célèbre pour le vieil escalier de chêne que la tradition dit être celui qu’elle descendit en route vers la potence.

Ces récits, mêlant histoire politique et manifestations surnaturelles, alimentent encore aujourd’hui l’imaginaire des amateurs de fantômes royaux et renforcent le caractère insolite de ces lieux chargés de mémoire.

Le fantôme fou : Georges III

Georges III en robes de couronnement (Allan Ramsay)

Poursuivant notre exploration des fantômes royaux, Georges III apparaît comme l’une des figures les plus troublantes de l’histoire britannique. Roi durant la Révolution américaine, il demeure surtout célèbre pour ses épisodes de démence et pour des récits fantasmagoriques, comme celui d’une prétendue conversation avec le spectre d’Élisabeth Ire.

Les historiens et médecins ont proposé plusieurs explications médicales pour ses accès :

  • La porphyrie — un trouble génétique rare pouvant provoquer des changements temporaires et aléatoires de la personnalité.
  • Le trouble bipolaire — qui rend mieux compte des variations d’humeur prononcées et de « l’incessante loquacité » parfois rapportée.

Contrairement à la légende populaire, Georges n’a pas vécu en permanence cloîtré ou en conversation incessante avec des phantasmes royaux. Ses périodes de folie furent entrecoupées de phases de lucidité : pendant une large part de son règne, il fut donc un roi « à temps partiel ». Lors des crises, on le conduisait souvent au château de Windsor, où il restait à l’écart jusqu’à ce qu’il retrouve ses capacités de gouverner.

Selon la tradition, son spectre mélancolique hanterait encore Windsor, parfois aperçu regardant longuement par les fenêtres — un dernier écho des tensions entre pouvoir, santé mentale et image publique.

Pour continuer, passons au prochain chapitre des récits insolites qui parsèment l’histoire des fantômes royaux.

Allan Ramsay — Wikimedia Commons

Deux fantômes royaux à la Tour de Londres

Children of King Edward, royal ghosts of Great Britain

Józef Simmler – Wikipedia

Poursuivant les récits les plus troublants de la monarchie britannique, l’histoire d’Edward V et de son frère Richard, duc d’York, reste l’une des plus poignantes. Les deux garçons, âgés de 13 et 10 ans, furent enfermés dans la Tour de Londres par leur oncle, Richard III, et on ne les revit jamais. Leur disparition a suscité des siècles de spéculations, teintés d’intrigue politique et de suspicion.

On ignore précisément combien de temps ils restèrent dans la Tour avant de trouver la mort, et il n’est pas certain non plus qui donna l’ordre : leur oncle Richard III ou le successeur Henry VII, qui aurait eu tout intérêt à éliminer d’éventuels prétendants au trône. Quelques centaines d’années plus tard, on exhuma sous un escalier de la Tour deux squelettes d’enfants présentant l’âge et la datation compatibles avec ces disparitions, ce qui a renforcé la conviction qu’il s’agissait bien d’un meurtre.

Leur présence dans l’au-delà est devenue un élément central des récits de fantômes royaux. Les témoignages font état de deux silhouettes vêtues de chemises de nuit, parfois en larmes et se serrant l’une contre l’autre. D’autres observateurs assurent avoir entendu des rires d’enfants près de la Tour, suggérant que l’après-vie des princes oscille entre tragique et espiègle.

  • Apparitions : deux figures enfantines en vêtements de nuit.
  • Sensations rapportées : pleurs, étreintes effrayées, et parfois rires.
  • Curiosité moderne : les tabloïds évoquent même des « photobombs » lors de visites touristiques.

Ces récits de fantômes royaux continuent d’alimenter l’imaginaire collectif et d’attirer historiens, passionnés du paranormal et visiteurs curieux, tout en laissant planer une étrange nostalgie autour de ces jeunes vies brisées.

Évidemment, Bloody Mary continue de hanter des lieux

Bloody Mary, fantômes royaux de Grande-Bretagne

Poursuivant le fil insolite de ces fantômes royaux, Mary Tudor — affectueusement surnommée « Bloody Mary » — reste l’une des figures les plus redoutées du folklore britannique. Réputée pour avoir fait brûler des hérétiques et pour son caractère sombre, sa mémoire chargée d’événements tragiques alimente les récits de manifestations spectrales. Il n’est donc guère surprenant que son apparition soit évoquée tant dans des manoirs isolés qu’au détour de légendes urbaines, notamment celle du miroir où l’on dit qu’il suffit de prononcer son nom trois fois pour la convoquer.

Parmi ses apparitions les plus célèbres figure Sawston Hall, où elle se cacha lors de la brève rébellion qui faillit offrir le trône à Lady Jane Grey. La famille qui l’avait protégée, les Huddleston, vit leur manoir incendié par le duc de Northumberland lorsque la cachette de Mary fut découverte. Mary réussit à s’enfuir déguisée et devint reine ; ses persécutions ultérieures firent regretter aux bienfaiteurs d’alors d’avoir pris ce risque.

Selon des récits compilés dans des ouvrages consacrés aux maisons hantées, Sawston Hall fut reconstruit après ces événements, et c’est pourtant sur cette version ultérieure du domaine que la reine semble avoir choisi de fixer sa présence. Les témoins racontent l’avoir vue flotter dans les couloirs, apparaître dans certaines chambres et même se montrer, parfois, au coucher du soleil dans les jardins.

  • Apparitions récurrentes à Sawston Hall — couloirs, chambres et jardins.
  • Légendes de miroirs et d’invocations liées à son nom.
  • Image populaire renforçant le mythe des fantômes royaux en Grande-Bretagne.

Ce portrait d’une souveraine hantant les lieux qu’elle a marqués illustre bien comment l’histoire et le surnaturel se mêlent pour nourrir le patrimoine légendaire britannique, et prépare la piste pour les autres récits étonnants qui suivent.

Reine pendant neuf jours, fantôme pour l’éternité

La Tour de Londres, fantômes royaux de Grande-Bretagne

Poursuivant notre exploration des récits insolites, l’histoire de Lady Jane Grey mêle tragédie politique et présences inexplicables. Parente lointaine d’Henry VIII et cinquième dans l’ordre de succession, elle fut propulsée sur le trône par le roi Edward VI principalement parce qu’elle était protestante, alors que sa sœur Mary était catholique.

Jane n’avait guère choisi ce rôle d’« usurpatrice » : sa nomination apparaît davantage comme une manœuvre politique qui lui fut imposée. Son règne durera neuf jours à peine, avant que le soutien populaire ne bascule en faveur de Mary et que la situation ne devienne intenable pour la jeune reine.

Abandonnée par des alliés — son propre père obtint la grâce tandis qu’elle fut condamnée — Jane fut exécutée pour trahison sept mois plus tard, en 1554. Depuis lors, la Tour de Londres, lieu de son supplice, est souvent associée à des témoignages de fantômes royaux.

  • Durée du règne : neuf jours.
  • Exécution : 1554.
  • Observations : des gardes rapportèrent avoir vu son apparition sur les remparts en 1957 ; d’autres signalements surviennent fréquemment aux alentours de l’anniversaire de sa mort.

Ces récits renforcent la légende de Lady Jane Grey comme l’un des fantômes royaux les plus persistants de Grande-Bretagne, figure tragique qui incarne les conflits religieux et dynastiques du XVIe siècle.

Ne touchez pas au jardin de la reine Victoria

La reine Victoria au château de Windsor

Dans la lignée des récits insolites, l’une des histoires les plus savoureuses de fantômes royaux concerne la souveraine Victorienne et son jardin de Windsor. Bien que la vie de la reine Victoria ait été marquée par des tragédies et des drames personnels, la légende veut que sa renaissance spectrale n’ait pas été motivée par le chagrin mais par une atteinte à ses biens personnels.

Le mythe se résume ainsi :

  • Des arbres—des épicéas plantés du vivant de la reine Victoria et de son époux—déplaisaient à une personnalité de la génération suivante.
  • On ordonna leur abattage pour remodeler le jardin, mais les ouvriers qui se chargèrent du travail furent confrontés à une apparition inattendue.
  • Selon le récit, l’esprit de Victoria vint à leur rencontre, agitant les bras et poussant des gémissements si troublants que les travailleurs refusèrent de poursuivre.
  • Face à cette résistance, les arbres furent épargnés : la volonté du fantôme eut donc le dernier mot.

Cette anecdote illustre à la fois l’attachement tangible des souverains à leur domaine et la façon dont les histoires de fantômes royaux continuent d’alimenter notre fascination pour la monarchie et le surnaturel. En somme, mieux vaut respecter le jardin d’une reine—même après sa disparition.

Le fantôme royal de Charles Ier dérobe un cadavre

The Execution of Charles I of England

Poursuivant notre série de récits insolites, ce passage relate la présence spectrale d’un roi dont le destin dramatique continue d’alimenter les histoires locales.

Charles Ier, partisan d’une monarchie aux pouvoirs étendus, entra en conflit avec le Parlement et fut exécuté en 1649. Avant sa chute, il séjourna à Painswick Court House pendant le siège de Gloucester en 1643, un épisode qui précéda les événements menant à son exécution.

Les témoignages décrivent des manifestations persistantes autour de ces lieux :

  • Painswick Court House — des visiteurs et habitants rapportent la présence d’une silhouette royale errant dans les dépendances et sur les terrains.
  • Compagnons fantomatiques — parfois, le roi est dit accompagné de ses hommes : on raconte entendre le cliquetis d’armures, comme si une troupe spectrale se préparait à combattre.
  • Chavenage House — autre lieu associé à son sort, où des apparitions de Charles ont été signalées.
  • Légende macabre — peu après son exécution, on raconte qu’un carrosse noir, conduit par un spectre sans tête, fit irruption dans des funérailles et emporta un corps.

Ces éléments forment un épisode frappant parmi les nombreux récits de fantômes royaux en Grande-Bretagne, mêlant histoire, superstition et images saisissantes qui continuent de captiver les esprits curieux.

Suggestions d'Articles

Laisser un Commentaire