Comment Michael Bloomberg utilise ses milliards pour le bien

par Olivier
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Comment Michael Bloomberg utilise ses milliards pour le bien
États-Unis

Dans le registre de la société et des grandes fortunes américaines, le cas de Michael Bloomberg illustre à merveille l’équilibre parfois fragile entre pouvoir, luxe et philanthropie. Longtemps resté une figure politique et économique scrutée de près, l’ancien républicain devenu candidat démocrate à la présidentielle de 2020 a aussi montré qu’il n’hésitait pas à mobiliser une partie de sa richesse pour peser dans le débat public. Selon CNN, il a ainsi engagé 37 millions de dollars de sa fortune personnelle pour financer une vaste campagne publicitaire de deux semaines dans les États appelés à voter lors du Super Tuesday.

Cette somme ne représente qu’une fraction de ses 54,1 milliards de dollars, mais elle donne un aperçu de la manière dont Michael Bloomberg utilise son argent. D’après Business Insider, sa fortune se répartit entre des biens privés très luxueux et d’importants dons philanthropiques. En d’autres termes, il apprécie sans doute les privilèges associés à son rang, mais il accepte aussi d’en redistribuer une partie à des causes qu’il juge essentielles.

Voici à quoi ressemble cette générosité, à grande échelle :

  • il a signé le Giving Pledge de Bill Gates, qui réunit les milliardaires prêts à donner la majeure partie de leur fortune ;
  • il a affirmé vouloir donner l’intégralité de sa richesse avant sa mort ;
  • Forbes estime qu’il a déjà versé environ 8 milliards de dollars à des causes comme le contrôle des armes à feu, la lutte contre le changement climatique et d’autres grands enjeux publics ;
  • pendant ses 12 années à la mairie de New York, il n’a accepté qu’un salaire symbolique d’un dollar par an ;
  • il a offert 3,3 milliards de dollars à l’université Johns Hopkins depuis son diplôme en 1964, ainsi que 100 millions de dollars à Cornell.

Mais Michael Bloomberg ne se résume pas à la philanthropie. Comme beaucoup de milliardaires, il a aussi cultivé un goût prononcé pour le confort, les grandes propriétés et les objets de prestige. Son patrimoine immobilier comprend notamment 14 biens à travers le monde, de New York à Londres en passant par les Bermudes, la plupart estimés entre 10 et 20 millions de dollars chacun.

À cela s’ajoutent les actifs de Bloomberg LP, sa société, qui possède entre autres un immeuble de 55 étages à Manhattan et un vaste bâtiment d’un million de pieds carrés à Londres, construit pour 1,3 milliard de dollars en dix ans. Bloomberg détient encore 88 % de son entreprise, ce qui lui assure une emprise considérable sur cet empire économique.

Et sur le terrain du luxe pur, il dispose aussi d’une flotte de moyens de transport qui en dit long sur son style de vie :

  • un hélicoptère AgustaWestland AW109SP évalué à 7 millions de dollars ;
  • plusieurs jets privés ;
  • un appareil hybride mêlant les caractéristiques de l’hélicoptère et de l’avion.

Selon les informations rapportées, il aime même piloter lui-même certains de ces appareils, un détail qui ajoute à son image de milliardaire sûr de lui, entre contrôle, vitesse et autonomie. Pour le reste, ses milliards semblent se partager entre investissements, dons et les exigences plus triviales d’une vie entourée de proches et de passagers. Dans cette alliance de fortune, de pouvoir et de solidarité, Michael Bloomberg incarne parfaitement les paradoxes de la grande richesse dans la société contemporaine.

Voici comment Michael Bloomberg dépense ses milliards

Par Jim Dykstra — 25 novembre 2019, 15 h 40 EST

Michael Bloomberg

Yana Paskova/Getty Images

Tout en s’amusant depuis des années avec l’idée, il semble que le milliardaire Michael Bloomberg, ancien républicain, se lance bel et bien dans la course à la présidentielle de 2020 sous l’étiquette démocrate.

S’il apprécie autant que n’importe quel autre milliardaire ses jets privés et ses propriétés valant plusieurs millions de dollars, il est aussi prêt à joindre les actes aux paroles en consacrant 37 millions de dollars de sa fortune personnelle à une vaste campagne publicitaire de deux semaines dans les États qui voteront lors du Super Tuesday, selon CNN.

Cela ne représente donc qu’une petite part de ses 54,1 milliards de dollars. Mais comment l’homme le plus riche de New York et neuvième fortune des États-Unis dépense-t-il le reste ? D’après Business Insider, c’est un mélange de “jouets” privés et de dons philanthropiques. Autrement dit, Michael Bloomberg aime son argent, mais il sait aussi s’en séparer.

Commençons par la bonne nouvelle. Il a signé le Giving Pledge de Bill Gates et a déclaré espérer faire don de l’intégralité de sa fortune avant sa mort. À condition que cet argent aille à des causes dignes d’intérêt, cela le placerait parmi les grands noms de la philanthropie. Forbes indique qu’il a déjà donné environ 8 milliards de dollars à des projets liés au contrôle des armes, au climat et à d’autres causes, tout en ne percevant qu’un salaire d’un dollar pendant chacun de ses 12 ans à la mairie de New York, ce qui revient déjà, en soi, à une forme de don. À cela s’ajoutent 3,3 milliards de dollars versés à l’université Johns Hopkins depuis son diplôme en 1964, ainsi que 100 millions de dollars à Cornell. Respect.

In full Bloom

Michael Bloomberg

Chip Somodevilla/Getty Images

Bien sûr, on ne devient pas milliardaire sans développer un goût certain pour le luxe. Voici la partie la plus appétissante.

En matière d’immobilier, il possède de nombreux biens : 14 propriétés dans le monde, de New York à Londres et aux Bermudes. La plupart sont évaluées entre 10 et 20 millions de dollars chacune. Il faut aussi compter les biens détenus par Bloomberg LP, notamment un immeuble de 55 étages à Manhattan et un bâtiment d’un million de pieds carrés à Londres, dont la construction a coûté 1,3 milliard de dollars et a duré dix ans. Bloomberg détient toujours 88 % de son entreprise, y compris ces actifs.

Et pour la part plus ludique, il possède toutes sortes de jouets de milliardaire. Parmi eux :

  • un hélicoptère AgustaWestland AW109SP à 7 millions de dollars ;
  • une flotte d’avions privés ;
  • un hélicoptère-avion hybride.

Il semblerait d’ailleurs qu’il aime piloter lui-même ces engins, ce qui lui donne sans doute un sérieux avantage dans le domaine très stratégique du “charisme” chez les candidats à la présidence. On peut seulement supposer que le reste de ses milliards passe dans les besoins les plus concrets de ses passagers, comme les changements de couches.

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