Démission de Sonia Mabrouk : CNews la dispense finalement de préavis

par Olivier
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Démission de Sonia Mabrouk : CNews la dispense finalement de préavis
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Le départ de Sonia Mabrouk de l’antenne de CNews est désormais effectif et immédiat. Suite à l’annonce de sa démission, la journaliste a confirmé qu’elle ne ferait pas son retour lundi pour assurer la période de transition initialement prévue. La direction de la chaîne d’information l’a en effet informée qu’elle était dispensée de son mois de préavis.

Dans une communication publiée sur le réseau social X, la présentatrice a précisé la situation : suite à sa démission motivée par les récents événements, la direction a pris la décision de couper court à sa présence à l’antenne. Elle a profité de ce message pour remercier chaleureusement les téléspectateurs fidèles, tout en leur donnant rendez-vous sur les ondes d’Europe 1.

Une démission liée à l’affaire Morandini

Ce départ précipité de la figure phare du groupe Canal+ trouve son origine dans un désaccord profond concernant la ligne éthique de la chaîne. Sonia Mabrouk a choisi de quitter CNews en raison du maintien à l’antenne de Jean-Marc Morandini, malgré les condamnations définitives de ce dernier, notamment pour corruption de mineurs.

Dans son communiqué initial, la journaliste franco-tunisienne de 48 ans évoquait une altération certaine et effective de sa relation avec une partie de la direction. Cette prise de distance vis-à-vis du cas Morandini n’est pas isolée au sein de la rédaction ; d’autres personnalités comme Pascal Praud et Laurence Ferrari ont également manifesté, bien que plus timidement, une certaine gêne face à cette situation.

Maintien sur Europe 1 et contexte politique

Malgré cette rupture avec la chaîne de télévision et son départ simultané de la maison d’édition Fayard, Sonia Mabrouk conserve ses fonctions au sein d’Europe 1. Elle reste donc présente dans la sphère médiatique du milliardaire Vincent Bolloré.

Cette affaire intervient dans un contexte particulier pour le groupe. Vincent Bolloré doit être convoqué fin février par une commission d’enquête parlementaire dédiée à l’audiovisuel public. Il devrait y être interrogé spécifiquement sur la gestion du cas Jean-Marc Morandini au sein de ses antennes.

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