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Papier cadeau froissé, bouteilles vides, emballages alimentaires en tous genres… Les fêtes de fin d’année riment souvent avec une nette augmentation des déchets. Durant cette période, le tri des emballages prend une importance particulière, alors que les erreurs se multiplient.
En moyenne, chaque Français trie 72 kg d’emballages et de papiers par an. En Île-de-France, ce chiffre tombe à 47,5 kg par habitant et par an. Une partie de l’écart s’explique par un problème récurrent : dans la région, autant d’emballages en verre finissent encore dans les ordures ménagères que dans les bacs ou bornes de tri. Or le verre est recyclable à 100 % et à l’infini… à condition d’être correctement trié.
Le verre, un enjeu majeur du tri en Île-de-France
Invité d’une émission d’information, Laurent Dalibon, directeur régional de Citeo, dresse un constat sans détour. Les fêtes constituent une période « à risques » pour le tri : volumes en hausse, habitudes chamboulées, incertitudes sur les consignes.
Conséquence : des emballages recyclables — bouteilles, bocaux, pots en verre — se retrouvent encore trop souvent dans les ordures ménagères, tout comme certains papiers et emballages qui devraient aller dans le bac jaune. Méconnaissance des règles, réflexes ancrés ou manque d’accès aux points d’apport volontaire expliquent en partie ces erreurs.
Pour dissiper les doutes, Citeo mise notamment sur l’application Guide du tri, un outil simple qui indique, selon la commune, où jeter chaque déchet. Lire attentivement les étiquettes et les pictogrammes reste également un réflexe essentiel pour bien trier.
Dans les coulisses du recyclage du verre
Que devient une bouteille déposée dans une borne à verre ? À Rozet-Saint-Albin, dans l’Aisne, Everglass est l’un des recycleurs qui prennent le relais après la collecte. Sur place, le verre est trié, nettoyé, broyé puis refondu pour devenir de nouveaux contenants. Un cycle vertueux qui ne peut fonctionner que si le tri est correctement effectué dès le départ.
Sensibiliser au plus près des habitants
Sur le terrain, les collectivités ont un rôle central. Sur le territoire du Grand Paris Sud, Laurie Pfalzgraf, cheffe du service sensibilisation et réduction des déchets, constate elle aussi une hausse des erreurs pendant les fêtes : papiers cadeaux, emballages alimentaires mal vidés, décorations jetées au mauvais endroit…
Pour y remédier, la collectivité multiplie campagnes d’information, animations locales et interventions en milieu scolaire. Les enfants et les jeunes s’avèrent souvent de puissants relais auprès des familles, capables d’ancrer de nouveaux réflexes durables.
Un geste simple qui fait la différence
Le message est clair : pendant les fêtes, nos déchets augmentent, mais nos choix comptent. Bien trier le verre, respecter les consignes locales et utiliser des outils comme Guide du tri sont des gestes simples qui permettent de transformer nos emballages en ressources plutôt qu’en déchets. Un petit geste, pour de grandes fêtes et un impact durable pour l’environnement.
