Supprimée au cours du premier mandat d’Emmanuel Macron, la taxe d’habitation revient au cœur des discussions. Une étude publiée récemment par le collectif « Sens du service public », en partenariat avec la Fondation Jean-Jaurès et OpinionWay, met en lumière une tendance inattendue : près de 40 % des citoyens se déclarent favorables au rétablissement de cet impôt.
Selon ce rapport, 39 % des personnes interrogées accepteraient le retour de cette contribution fiscale si elle garantissait une amélioration concrète des services publics locaux. Bien qu’une majorité de 61 % reste opposée à cette idée, ce chiffre témoigne d’une prise de conscience concernant le financement des collectivités territoriales.
Le sondage, réalisé dans le contexte des élections municipales des 15 et 22 mars, révèle par ailleurs que plus de sept Français sur dix sont globalement satisfaits de leurs services publics locaux. Toutefois, une proportion similaire considère que ces structures ne disposent pas des moyens financiers suffisants pour couvrir les besoins réels de la population.
Des attentes fortes envers les services de proximité
Pour Johan Theret, cofondateur du collectif à l’origine de l’étude, ces résultats constituent une surprise. Il note que l’approbation ne porte pas sur une hausse fiscale abstraite, mais sur la réinstauration d’un impôt précis qui avait été aboli. Ce constat traverse les différentes sensibilités politiques, y compris parmi les soutiens de la majorité présidentielle actuelle.
Les sondés justifient cette position par la nécessité de donner davantage de moyens aux communes pour assurer des missions jugées prioritaires. Parmi les attentes exprimées figurent notamment la création de centres de santé municipaux ainsi que le développement de services d’alimentation de qualité proposés à des tarifs abordables.
