C’est une prise de parole courageuse qui soulève des questions essentielles sur la protection des mineurs en ligne. Dans un récent épisode de son podcast Sipsters, l’influenceuse et actrice française Paola Locatelli est revenue avec transparence sur les dérives dont elle a été la cible durant son adolescence sur les réseaux sociaux.
Une hypersexualisation précoce
La créatrice de contenu, aujourd’hui suivie par près de deux millions d’abonnés sur Instagram, a confié avoir été confrontée très jeune à l’intérêt malsain d’hommes adultes. Elle raconte qu’entre ses 14 et 15 ans, elle ne réalisait pas à quel point elle était « hypersexualisée ».
Paola Locatelli révèle avoir été régulièrement contactée par messages privés (DM) par des personnalités publiques, citant spécifiquement « tous les footballeurs » et même des acteurs. Le changement s’est opéré brutalement selon ses dires : « Du jour au lendemain, j’ai eu de la poitrine. Là, ça a vraiment commencé ».
De la flatterie au dégoût
Avec le recul, la jeune femme analyse la perception biaisée qu’elle avait d’elle-même à l’époque. Bien qu’elle eût encore « une tête de bébé », elle était persuadée d’être mature. Si elle admet avoir trouvé ces sollicitations « flatteuses » sur le moment, son regard d’adulte est aujourd’hui sans appel : cela la « dégoûte ».
L’influenceuse n’hésite pas à utiliser des mots forts, qualifiant de « pédophiles » les hommes qui l’ont approchée alors qu’elle était mineure. Il convient de rappeler que la loi punit sévèrement les propositions de nature sexuelle adressées à un mineur de quinze ans, les peines pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende, voire davantage si une rencontre a lieu.
