Ramadan à Marseille : Rush dans les commerces et repos des restos

par Olivier
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Ramadan à Marseille : Rush dans les commerces et repos des restos
Société

L’effervescence est palpable dans le quartier de Noailles, véritable poumon populaire du centre-ville de Marseille. À l’approche du mois de jeûne, l’ambiance change subtilement autour de la place des Capucins. Les étals du marché débordent de produits frais, tandis que les commerçants s’activent pour répondre à une demande qui explose littéralement à la veille du top départ.

Une activité doublée pour les commerces de bouche

Dans les boucheries du quartier, le rythme s’accélère nettement. Sofiane, cogérant de la boucherie « Service Paradis », une institution familiale, témoigne de cette intensité. Pour son établissement, le volume d’activité double durant cette période festive.

La viande d’agneau est la star des étals. Le commerçant explique passer de vingt à quarante agneaux vendus par semaine pour satisfaire sa clientèle. Il met d’ailleurs un point d’honneur à proposer des bêtes de qualité, issues des élevages de Sisteron en Haute-Provence et bénéficiant d’une Indication Géographique Protégée (IGP).

Des caddies remplis et des habitudes qui changent

Dans les ruelles adjacentes où se côtoient primeurs, épiciers et poissonniers, l’anticipation est le maître-mot. Les magasins de déstockage et les épiceries ont prévu des stocks conséquents pour parer à la hausse de la consommation, considérée comme normale durant ce mois sacré.

Les produits phares comme l’huile, les sodas, les dattes et la semoule de couscous s’écoulent en grandes quantités, souvent en conditionnements XXL. Pour les clients, comme Nora, une habituée des lieux, c’est le moment du grand ravitaillement. Bien que la préparation des repas demande plus d’énergie et de temps, elle aborde cette période avec philosophie et enthousiasme, soulignant l’importance de ce moment de partage.

Pâtisseries à l’honneur et vacances pour les restaurateurs

Du côté des boulangeries, la production s’adapte aux exigences du jeûne. La vente de sandwichs et de viennoiseries classiques diminue au profit des galettes de semoule et des douceurs orientales, tels que les mille-feuilles tunisiens. Certains salons de thé modifient leur service, arrêtant la vente de boissons pour se concentrer exclusivement sur la pâtisserie.

Paradoxalement, alors que les commerces d’alimentation tournent à plein régime, de nombreux restaurateurs profitent du mois de février pour baisser le rideau. Avec le jeûne diurne, l’activité de restauration classique chute drastiquement. Pour beaucoup de gérants de snacks et de restaurants, comme ceux de l’Istanbul Grill, cette période devient synonyme de congés annuels. Certains restent dans la cité phocéenne, tandis que d’autres en profitent pour voyager, laissant leurs cuisines au repos jusqu’à la fin du mois.

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