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Le bilan financier de la tempête Nils, qui a traversé la France la semaine dernière, s’annonce particulièrement lourd. Selon les estimations communiquées ce mardi par la Caisse centrale de réassurance (CCR), le coût des dommages s’élève à un milliard d’euros. Face à cette situation, la fédération professionnelle des assureurs mobilise ses ressources pour accélérer les procédures d’indemnisation.
Un volume de sinistres considérable
D’après la CCR, le nombre de dossiers de sinistres liés à cet épisode météorologique avoisine les 250 000. Si la tempête elle-même représente la majeure partie de la facture, les inondations qui ont suivi dans le sillage de la dépression ont également causé des dégâts.
Le réassureur public précise que le coût spécifique de ces crues, principalement localisées dans le Sud-Ouest, reste pour le moment « modéré », oscillant entre 20 et 30 millions d’euros. Cependant, la situation demeure active dans plusieurs départements.
Une mission pour accélérer les indemnisations
Florence Lustman, présidente de France Assureurs, a annoncé le lancement d’une mission de reconnaissance commune. Pilotée par la fédération, cette initiative regroupe assureurs et experts techniques. Son objectif principal est de faciliter et d’accélérer le processus d’indemnisation, en particulier dans les zones sinistrées les plus difficiles d’accès.
« Nombre de nos concitoyens concernés n’ont plus d’électricité, tandis que d’autres ont dû quitter, parfois dans l’urgence, leurs maisons », a rappelé Florence Lustman, soulignant le caractère exceptionnel de ces crues généralisées qui touchent plus d’une dizaine de départements de l’Ouest.
Extension des délais de déclaration
Les compagnies d’assurance font face à un afflux massif de déclarations. Le groupe Covéa, qui regroupe la Maaf, MMA et la GMF, comptabilisait déjà 35 000 dossiers lundi soir, tandis que la Macif en recensait près de 15 000.
Pour soulager les assurés dans cette période difficile, ces deux groupes mutualistes ont pris la décision d’étendre exceptionnellement le délai de déclaration de sinistre. Celui-ci passe ainsi de 5 à 30 jours, offrant davantage de temps aux victimes pour constituer leurs dossiers.
