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Divertissement — Le fiasco de la boisson énergisante « Lightning Bolt »
Pour enchaîner avec le fil culturel de cette série, examinons un exemple où célébrité et marketing ont clairement déraillé : l’entrée ratée de Steven Seagal sur le marché des boissons énergisantes.

Les stars se lancent parfois dans des produits improbables, et quand elles apposent leur nom dessus, l’embarras peut être total. Steven Seagal, connu pour ses films d’action et ses compétences martiales, a tenté sa chance au milieu des années 2000 avec une boisson qui n’a pas fait long feu.
Lightning Bolt perdit rapidement sa charge

En 2005, Seagal annonça Lightning Bolt, qualifiée d’« Asian Experience energy drink ». L’intention marketing, aussi ambitieuse que maladroite, fut accueillie par la moquerie générale.
Le produit était présenté comme le fruit d’un périple personnel à travers l’Asie, à la recherche d’ingrédients « aux pouvoirs indicibles ». Parmi les composants vantés figuraient :
- le thé vert,
- le ginkgo biloba,
- le cordyceps asiatique.
Seagal prétendait que cette combinaison conférait au breuvage une puissance exceptionnelle, le tout vendu pour environ 2,99 $ la canette. Mais l’image du produit fut vite plombée par des publicités maladroites et problématiques.
- Les spots promotionnels mêlaient stéréotypes asiatiques et mises en scène sexistes.
- Ils mettaient en scène des femmes en maillot, présentées comme des employées, dans des scènes montrant ces dernières forcées de nager dans des piscines remplies de la boisson.
- Le ton général des campagnes renforçait l’impression de cynisme et d’autosatisfaction autour de la figure de Seagal.
Aujourd’hui, Steven Seagal ne revient pas sur ce chapitre

Il n’existe pas de chiffres officiels publiés attestant d’un succès commercial ; l’absence de Lightning Bolt dans les rayons aujourd’hui parle d’elle‑même. Le produit a rapidement disparu, laissant derrière lui une réputation ternie.
Ces dernières années, les préoccupations autour de Steven Seagal ont dépassé le simple échec commercial : plusieurs femmes ont fait part d’allégations de comportement inapproprié et d’agressions sexuelles, et il a notamment quitté précipitamment une interview en 2018 pour éviter d’aborder ces accusations. À la lumière des publicités d’autrefois, l’objetification présente dans les campagnes ne surprend guère.
Pour poursuivre la lecture et rester dans la rubrique divertissement, la section suivante explore d’autres exemples où célébrités et produits grand public se sont mal accordés.
