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Divertissement

En poursuivant notre parcours consacré aux figures emblématiques du rock, il faut garder à l’esprit l’imprévisibilité des entretiens avec ces artistes. Un musicien peut être enthousiaste à l’idée d’une sortie imminente, complètement épuisé par les voyages, ou si ivre qu’il ne parvient qu’à balbutier quelques mots. Ces rencontres, menées dans des contextes toujours différents, reflètent autant la personnalité du sujet que l’instantané de sa vie.
Il arrive toutefois — rarement, mais suffisamment pour marquer les mémoires — qu’un entretien devienne le dernier témoignage public d’une carrière. Les dernières interviews rockstars prennent alors des formes variées et souvent poignantes. Certaines laissent transparaître une joie naïve face à un futur incertain ; d’autres sonnent comme des digressions égocentriques ; et quelques-unes préfigurent, d’une manière troublante, une issue tragique.
Pour mieux comprendre ces témoignages finaux, on peut les regrouper selon quelques grandes tonalités :
- Optimisme et projets futurs, malgré l’absence de certitudes concrètes.
- Réflexions introspectives, parfois excessivement centrées sur soi.
- Confessions sombres ou signes avant-coureurs d’une détresse latente.
Tous offrent néanmoins un éclairage unique sur la vie des artistes et, comme les meilleurs morceaux, ils nous font traverser toute une palette d’émotions. Ces dernières interviews rockstars restent des documents précieux pour qui s’intéresse à l’histoire, à la culture et aux trajectoires humaines derrière la légende.
Le dernier entretien de Prince évoquait la transcendance

Poursuivant la série des dernières interviews rockstars, l’un des derniers entretiens confirmés avec Prince remonte à novembre 2015, publié par un grand quotidien. Il y expliquait les idées qui sous-tendaient ce qui allait devenir sa tournée finale et livrait des réflexions qui prennent aujourd’hui une résonance particulière.
Prince présentait son concept de « Piano & A Microphone Tour » comme un défi personnel : se produire sans groupe, en se contraignant volontairement, un peu comme « attacher une main dans le dos ». Il disait ne pas savoir quelles chansons il jouerait sur scène et assumait cette imprévisibilité comme partie intégrante de l’expérience.
- Une formule épurée : piano, micro et l’artiste seul face au public.
- Un désir de se pousser artistiquement en supprimant les repères habituels d’un groupe.
- La recherche d’une expérience hors du corps, décrite par Prince comme une « transcendance ».
Il évoquait également l’évolution du paysage numérique, nuançant sa fameuse remarque sur la « mort de l’internet » en précisant que, si certaines plateformes prospéraient, la possibilité pour les artistes de vivre de leur art avait été fragilisée.
Au cœur de cet ultime entretien subsiste une image forte : Prince, seul, jouant et chantant pendant des heures, décrit comme incapable de s’arrêter — une quête de transcendance qui éclaire d’un jour particulier ses derniers spectacles.
Warren Zevon — apprendre à savourer chaque sandwich

Dans le cadre des dernières interviews rockstars, l’entretien avec Warren Zevon reste l’un des plus marquants. Chanteur à la voix singulière et auteur de titres improbables comme « Roland the Headless Thompson Gunner » ou « Gorilla, You’re a Desperado », il savait rendre crédible l’inattendu. Son sens de l’ironie et sa liberté artistique le plaçaient à part dans le paysage musical.
Lorsque, en 2002, il apprit la gravité de sa maladie, sa relation de longue date avec l’animateur qui l’avait souvent invité sur scène prit une tournure exceptionnelle : toute une émission lui fut consacrée. L’heure ne vira jamais au pathos malgré le contexte ; au contraire, l’échange mêlait humour noir et authenticité, reflet fidèle de la personnalité de Zevon.
Fidèle à son franc-parler, il plaisanta sur ses choix de vie : « J’ai peut‑être commis une erreur tactique en n’allant pas voir un médecin pendant vingt ans », déclara‑t‑il avec sa deadpan habituelle, avant d’ajouter, en évoquant des détails quotidiens, que le vrai changement avait été de demander aux employés du pressing d’accélérer leur travail. Mais il sut aussi se faire profond quand la question porta sur le sens de la vie.
Sa leçon la plus mémorable fut d’une simplicité bouleversante : « On accorde plus de valeur à chaque minute… On se rappelle d’apprécier chaque sandwich. » Ces mots, prononcés sans emphase, ont la puissance des vérités évidentes que l’on oublie trop souvent.
Malgré la fatigue visible au fil de l’émission, Zevon interpréta plusieurs morceaux. Pour sa dernière prestation publique, il accepta la demande de l’animateur et joua à nouveau « Roland the Headless Thompson Gunner » — et le public le retrouva tel qu’il avait toujours été : précis, énergique et convaincant.
- Humour et lucidité : comment Zevon a conjugué dérision et gravité.
- Un conseil simple et durable : profiter pleinement de chaque instant.
- Une ultime performance qui confirme son héritage artistique.
En poursuivant la lecture des dernières interviews rockstars, on retrouve souvent ce mélange d’ironie et de sagesse qui caractérise les adieux artistiques — un pont naturel vers la rubrique suivante.
L’ultime entretien de John Lennon, bouleversant

Poursuivant notre exploration des dernières interviews rockstars, cet entretien de John Lennon, réalisé le 5 décembre 1980 — trois jours avant sa mort — reste profondément émouvant pour les fans et les curieux de musique.
Sorti d’une longue pause musicale, Lennon semblait transformé : plus apaisé, davantage investi dans son rôle de père et créateur. Il venait d’achever une série de nouvelles chansons frappantes, rassemblées sur l’album posthume récompensé aux Grammy, et exprimait un enthousiasme sincère pour un avenir auquel il n’aura jamais eu droit.
Durant plusieurs heures, il plaisanta facilement et glissa dans des récits longs et fascinants sur sa musique, sa relation avec Yoko Ono, les Beatles et les difficultés vécues dans les années 1970. Il évoqua notamment l’arrêt des drogues après un drame familial lié à une grossesse interrompue, un tournant personnel majeur.
- Contexte : un artiste revenu, apaisé et créatif.
- Tonalité : des échanges chaleureux, ponctués d’anecdotes profondes.
- Moments marquants : projets futurs et rêves évoqués avec simplicité et espoir.
À un moment de l’entretien, en réaction à l’idée qu’eux deux pourraient animer une émission nocturne, il répondit avec une mélancolie pleine d’espoir : « Oui, bien sûr qu’on pourrait. John et Yoko pourraient le faire un jour. On en parle souvent. Ça pourrait être amusant. Mais il y a le temps, non ? Du temps plein. … Et ça serait amusant d’être en couverture d’un grand magazine. Ce serait amusant, non, de commencer 1981 comme en 1968 ? »
Cette conversation capture toute la tension des dernières interviews rockstars : l’enthousiasme d’un futur imaginé, suspendu à un présent aux couleurs à la fois tendres et tragiques.
George Harrison, une rock star en quête de connaissance

Keystone/Getty Images
Poursuivant notre exploration des dernières interviews rockstars, George Harrison se détache comme l’un des plus spirituels. Fidèle aux enseignements du mouvement Hare Krishna depuis le milieu des années 1960, il incarnait une quête intérieure constante, bien au-delà des projecteurs et des scandales médiatiques.
En 1997, peu avant que l’on ne découvre qu’il souffrait d’un cancer de la gorge — maladie qui l’emportera en 2001 — Harrison est apparu publiquement aux côtés de son vieil ami et maître de sitar Ravi Shankar, dont il venait d’assurer la production de l’album Chants of India. Cet entretien, sobre et réfléchi, livre l’essentiel de sa philosophie.
Harrison exprimait l’idée que la recherche du savoir est la véritable raison d’être. Il citait même la Bible pour appuyer son propos : « Frappe, et l’on t’ouvrira ». Selon lui, il suffit de frapper à la porte pour obtenir des réponses, car « chaque atome de notre corps est formé de cette connaissance parfaite, de cette conscience parfaite. »
- Dévotion au Hare Krishna depuis les années 1960.
- 1997 : apparition publique avec Ravi Shankar, peu avant son diagnostic.
- Conviction que comprendre la mort et l’au-delà est l’essentiel de la vie.
Il résumait sa pensée en paraphrasant Bob Dylan : « Celui qui n’est pas occupé à naître est occupé à mourir. » Pour Harrison, la vraie urgence n’était pas la célébrité, mais la quête de réponses sur la mort et la conscience.
Il est mort à 58 ans, mais ses paroles laissent l’impression d’un homme qui avait approfondi ce qu’il estimait essentiel — un témoignage marquant parmi les dernières interviews rockstars, et une réflexion qui résonne encore aujourd’hui.
Enchainons maintenant avec la section suivante pour découvrir un autre dernier entretien empreint d’émotion et de sagesse.
George Michael : des regrets profonds

Poursuivant notre série sur les dernières interviews rockstars, ce témoignage de George Michael reste l’un des plus poignants. Passé du duo pop Wham! à une carrière solo acclamée, il avait gagné le respect d’un public et de ses pairs pour ses talents de chanteur et de compositeur.
Malgré ce succès, l’artiste confia, dans une interview accordée peu avant sa disparition le 25 décembre 2016, qu’une part de sa vie lui avait toujours été refusée. Il expliqua que ses choix artistiques et personnels semblaient s’opposer : poursuivre la quête de la prochaine réussite musicale ou trouver une place auprès d’un partenaire et construire une vie plus intime.
- Il évoqua un sentiment d’inachevé, affirmant que quelque chose — ou quelqu’un — ne lui avait pas permis de vivre pleinement.
- Sur le plan créatif, il ressentait encore le besoin de faire d’autres disques et de trouver de nouvelles étapes artistiques.
- Dans le documentaire George Michael: Freedom, sur lequel il travaillait peu de temps avant sa mort, il qualifia sa vie de « gaspillage de temps, gaspillage d’efforts » — une confession qui surprit nombre de ses admirateurs.
Ces propos, rassemblés parmi les dernières interviews rockstars qu’il donna, révèlent la tension entre réussite publique et aspirations personnelles, thème récurrent chez de nombreux artistes confrontés à la célébrité.
Une prémonition dans le dernier entretien de Tom Petty
Alberto E. Rodriguez/Getty Images
Tom Petty nous a profondément bouleversés en s’éteignant à 66 ans. Son ultime entretien, publié peu avant sa disparition, résonne d’autant plus qu’il le montre au sommet de sa forme, enthousiaste et créatif.
Il évoquait une « merveilleuse année », son enthousiasme pour ses protégés — le groupe the Shelters, dont il prévoyait de produire le deuxième album — et l’importance que lui procuraient l’écriture et le travail en studio. Il n’y avait aucune raison de penser qu’il approchait de la fin, et pourtant l’entretien contient une note sombre, presque prémonitoire.
- Il expliquait que la musique lui donnait une direction et un sens profond.
- Il se montrait généreux vis-à-vis des jeunes artistes qu’il soutenait et impatient de poursuivre des projets en studio.
- En parlant de son groupe, il laissait échapper une phrase lourde de sens : si l’un d’eux tombait malade ou mourait, ils s’arrêteraient.
Dans le même souffle, Petty livrait pourtant une déclaration pleine d’espoir sur la nature même de la musique : « [La musique] sert à toucher les gens, à changer le monde, et j’ai toujours cru au rock ’n’ roll — je le crois encore. Je crois en sa forme la plus pure… J’essaie juste d’en tirer le meilleur. »
Cette ambivalence — entre la joie créative et la conscience de la fragilité humaine — rend cet entretien particulièrement poignant parmi les dernières interviews rockstars.
Le dernier entretien de Jimi Hendrix : entre banalités et petites révélations

Dans la continuité des dernières interviews rockstars, cet entretien du 11 septembre 1970 prend une teinte particulière : sans le savoir, le journaliste enregistrait la dernière trace publique des pensées de Jimi Hendrix. S’il avait su la portée de cette rencontre, il est probable qu’il aurait posé des questions bien plus profondes.
Au lieu de cela, la conversation tourne autour de sujets légers et conventionnels. Parmi les thématiques abordées, on trouve :
- le paysage musical britannique de l’époque ;
- la question de savoir s’il méritait sa réputation de guitariste exceptionnel ;
- son rapport à l’argent et à la célébrité.
Ces questions, parfois perçues comme de la « fluff », ne font pas vraiment justice à l’artiste. Pourtant, Hendrix répond à chacune d’elles avec une étonnante honnêteté et une réflexion mesurée, comme s’il souhaitait partager une image sincère de lui-même malgré la superficialité des sujets.
Parmi les rares instants plus révélateurs, il évoque l’influence de la musique classique sur son travail à venir, allant jusqu’à dire que cet apport serait plus prononcé que celui d’autres groupes contemporains. L’entretien se clôt sur une note presque anecdotique : Hendrix confie, avec une pointe d’humour, qu’il aimerait peut‑être un jour posséder une piscine intérieure.
Ce témoignage, à la fois anodin et touchant, illustre bien pourquoi les dernières interviews rockstars fascinent : elles offrent des fragments intimes, parfois dérisoires, mais toujours précieux, d’une personnalité en pleine évolution.
Neil Peart : honnête et introspectif

Poursuivant notre série sur les dernières interviews de rockstars, cet épisode se penche sur Neil Peart, batteur hors pair et principal parolier du groupe canadien Rush. Peu enclin aux interviews, il a livré son dernier entretien en 2017 avant sa disparition en janvier 2020 à l’âge de 67 ans.
Dans cet échange concis mais profond, Peart aborde des sujets variés — politique, croyances, apprentissage musical et liens d’amitié — offrant un portrait nuancé d’un artiste à la fois technique et réfléchi.
- Sur la politique : « Je crois en la fiscalité et à des soins de santé qui sortent du mandat habituel des libertariens, parce que je ne veux pas que des gens aient à souffrir. C’est aussi simple que ça. »
- Sur la religion : « On m’a récemment traité de pourfendeur de la foi, et ça m’a touché. Je ne veux pas être quelqu’un qui attaque les croyances des autres. Je n’aime pas me faire des ennemis. »
- Sur l’apprentissage : à propos de ses leçons tardives auprès d’un maître du jazz : « Il faut remettre en question ses propres limites et ses attentes envers soi-même. »
- Sur ses relations de groupe : « Nous nous complétons vraiment les uns les autres. Nous sommes toujours les mêmes rigolos de banlieue, et nous avons la chance d’entretenir une relation comme celle-là. »
Ces confidences, livrées avec sobriété et lucidité, confirment l’image d’un musicien cérébral dont la maîtrise technique allait de pair avec une réflexion personnelle profonde. Pour les lecteurs en quête d’émotions et d’anecdotes dans les dernières interviews rockstars, cet entretien reste un témoignage précieux de la pensée d’un des plus grands batteurs de sa génération.
Keith Moon a vécu sa fin comme une vraie rock star

Poursuivant notre panorama des dernières interviews rockstars, Keith « the Loon » Moon, batteur légendaire du groupe, apparaît aux côtés du guitariste Pete Townshend dans une émission matinale environ un mois avant sa mort par overdose.
L’entretien, mené par l’animateur David Hartman au ton enjoué mais parfois acerbe, met en lumière la nature imprévisible et franchement provocatrice de Moon. Interrogé sur le contrôle qu’il exerçait sur sa propre vie, il répond sans détour : « Certaines journées. » Quand on lui demande comment étaient les autres jours, il réplique : « Totalement hors de contrôle. » et ajoute, avec son sens de l’euphémisme habituel : « Étonnamment ivre. »
Moon confie aussi qu’il aimait beaucoup la route et affirme ne pas avoir changé en quinze ans — une remarque qui prend une tonalité tragique si l’on considère qu’il est mort à 32 ans. Peu avant sa disparition, il profite de l’interview pour promouvoir la sortie, prévue le 21 août 1978, de l’album Who Are You ; il décède finalement le 7 septembre.
- Réponse marquante sur le contrôle de sa vie : « Certaines journées. »
- Autres jours décrits comme « totalement hors de contrôle » et « étonnamment ivre ».
- Promotion de l’album Who Are You (sortie annoncée le 21 août 1978).
- Date de décès : 7 septembre 1978 (à l’âge de 32 ans).
Cette séquence illustre, parmi les dernières interviews rockstars, comment le charisme et l’autodestruction peuvent se mêler dans des témoignages aussi francs qu’inquiétants, offrant un portrait saisissant pour les amateurs d’histoire culturelle et musicale.
Layne Staley souffrait terriblement

Poursuivant notre focus sur les dernières interviews rockstars, le témoignage de Layne Staley reste l’un des plus poignants. Le livre Layne Staley: Angry Chair — A Look Inside the Heart and Soul of an Incredible Musician rapporte son dernier entretien, quelques mois avant sa mort, et montre qu’il avait conscience, à la fois, que la fin approchait et que ses souffrances étaient en grande partie la conséquence de ses choix.
Staley exprime son état avec une franchise brutale :
- « Je sais que je suis en train de mourir. Je ne vais pas bien. »
- « Je n’utilise pas ces m***es pour planer comme beaucoup le pensent. Je sais que j’ai fait une énorme erreur en commençant à prendre cette m***e. »
- « Mon foie ne fonctionne plus, je vomis tout le temps et je me ch*** dans mon pantalon. La douleur est plus forte que tout. C’est la pire douleur du monde. »
Il confie aussi avoir tout tenté pour s’en sortir — traitements coûteux, changement de numéro, retrait social — avant de reconnaître son impuissance : « J’ai investi beaucoup d’argent dans des traitements. Je sais que j’ai fait de mon mieux, ou ce que je pensais être juste. J’ai changé de numéro. Je ne veux plus voir les gens, et ce n’est l’affaire que de moi. »
Ce récit sans fard éclaire, de façon crue, le parcours d’un artiste en proie à une addiction dévastatrice. Si le destin de Staley résonne comme un avertissement, il témoigne surtout de la douleur et de la solitude qui accompagnent souvent ces derniers entretiens.
Une pizza et des réponses en morceaux : l’ultime entretien de Kurt Cobain

Dans la série des dernières interviews rockstars, ce moment filmé avec Kurt Cobain apparaît comme étrangement tranquille. Quelques mois avant sa mort, le chanteur de Nirvana accepte un entretien informel avec le journaliste Nardwuar : la scène montre Cobain, sa femme Courtney Love et plusieurs membres du groupe en train de partager une pizza pendant que l’intervieweur pose ses questions décalées.
Beaucoup des réponses de Cobain sont difficiles à saisir, car elles sont prononcées la bouche pleine. L’atmosphère est légère et bon enfant : rien de fondamental n’est réellement révélé, et Nardwuar a l’air du type un peu geek qui essaie de se mêler aux « cools », impression qui accentue la dimension humaine et presque familière de l’échange.
- Contexte : un entretien filmé, informel et détendu, quelques mois avant le décès de Cobain.
- Ambiance : rires, pizza et réponses parfois étouffées—un instant de paix surprenant chez une figure tourmentée.
- Échos éditoriaux : la même sérénité semblait se ressentir dans ce qui pourrait être son dernier entretien écrit pour la presse spécialisée.
Interrogé sur la littéralité de la chanson « I Hate Myself and I Want to Die », Cobain répondait sans ambiguïté : « Aussi littérale qu’une blague peut l’être. Rien de plus qu’une blague. Et c’est en partie pour cela que nous avons décidé de la retirer… » Il ajoutait ensuite que cela résumait bien les contradictions du groupe : « C’est à la fois satirique et sérieux. »
Ce bref échange, à la fois anecdotique et poignant, illustre combien les dernières interviews rockstars peuvent offrir des fenêtres inattendues sur la vie privée et l’état d’esprit des artistes — des instants où la simplicité d’un repas contraste avec la complexité de l’œuvre.
