Salaire de Nagui : son producteur défend des revenus exceptionnels

par Olivier
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Salaire de Nagui : son producteur défend des revenus exceptionnels
Divertissement

Lors d’une récente audition devant la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public, le producteur Stéphane Courbit a fermement défendu la rémunération de l’animateur star Nagui. Reconnaissant qu’il est très bien payé, le président de Banijay Group a justifié ces revenus par un talent jugé assez unique, n’hésitant pas à dresser un parallèle avec le monde du football professionnel.

Selon lui, le métier d’animateur de télévision repose sur des compétences rares, ce qui explique des niveaux de salaires largement supérieurs à ceux de la quasi-totalité des Français. Confiants en leur valeur, des figures emblématiques comme Nagui disposeraient d’une grande sécurité quant à leur avenir professionnel, sachant que leurs productions trouveraient facilement preneurs ailleurs sur le marché.

Une rémunération assumée par le secteur privé

De son côté, le groupe France Télévisions se prémunit de tout risque financier grâce à des clauses d’audience, permettant la rupture des contrats si les téléspectateurs venaient à manquer. Surtout, les cadres de Banijay ont tenu à clarifier l’origine des fonds alloués à la star du petit écran. Alexia Laroche-Joubert, directrice générale de Banijay France, a rappelé avec insistance que c’est bien sa société de production qui rémunère l’animateur, et non directement le service public.

Cette mise au point intervient en réponse aux vives attaques d’un député qui accusait récemment Nagui de s’être massivement enrichi sur le dos des deniers publics au cours de la dernière décennie. Ces allégations, portant sur des centaines de millions d’euros, avaient provoqué l’indignation de l’animateur qui avait brandi la menace de poursuites judiciaires, dénonçant par la même occasion des sous-entendus inacceptables.

La rentabilité exceptionnelle des programmes

Les enjeux financiers autour des émissions de l’animateur restent colossaux. En 2020, un contrat d’une valeur de 100 millions d’euros avait été signé entre France Télévisions et la société de production pour une durée de trois ans, couvrant notamment des programmes phares comme N’oubliez pas les paroles et Taratata.

Loin de représenter un gouffre financier, le jeu musical quotidien s’avère être une véritable aubaine économique pour le groupe public. Il s’agit de l’une des très rares émissions dont les recettes publicitaires générées dépassent largement les coûts de production. À elle seule, elle concentre environ 10 % des revenus publicitaires totaux de France Télévisions.

Malgré l’importance de ce partenariat stratégique, les dirigeants de Banijay ont tenu à minimiser leur dépendance au service public. France Télévisions ne représente en effet qu’un pour cent du chiffre d’affaires mondial du géant du divertissement, prouvant ainsi la solidité et la diversification du groupe sur le marché international.

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