Dans le registre du divertissement lié aux grandes fortunes, la question revient souvent : que fait-on en premier quand l’argent cesse d’être une limite ? Des vêtements neufs, une voiture, une maison, une île privée ? Même Bill Gates, figure emblématique de Microsoft et de la réussite technologique, s’est un jour retrouvé face à ce genre de dilemme. Selon CNBC Make It, au moment de l’introduction en bourse de Microsoft, en mars 1986, sa participation dans l’entreprise atteignait une valeur de marché de 350 millions de dollars. Pourtant, au lieu de céder à une dépense spectaculaire, il a choisi une décision très pragmatique : rembourser son prêt immobilier de 150 000 dollars pour vivre sans dette.
C’est une réponse intelligente, bien sûr, mais aussi un peu décevante pour qui s’attendait à une folie de milliardaire. Rien d’un hélicoptère flambant neuf, ni d’un festin extravagant dans le restaurant le plus cher du monde. Pas davantage de costume luxueux pour célébrer ce tournant. Bref, le choix paraît sage, presque trop sage, quand on imagine ce que beaucoup feraient en découvrant soudain une fortune immense.
La première grosse dépense de Bill Gates quand il est devenu riche : une supercar

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. En réalité, mars 1986 n’était pas la première fois que Bill Gates disposait d’un confortable matelas financier. Dès 1979, il gagnait déjà correctement sa vie grâce à son entreprise, même si sa fortune n’avait rien encore de comparable aux centaines de millions, puis aux milliards, qui allaient suivre. À cette époque, il s’est offert ce qu’il considérait lui-même comme une vraie dépense plaisir : une Porsche 911. Voilà qui ressemble déjà davantage à un achat de riche, et même à un symbole de liberté et de vitesse.
CNBC précise toutefois que ce choix n’avait rien d’un caprice aveugle. Bill Gates a acheté sa Porsche d’occasion et l’a utilisée comme une voiture de travail, presque comme un outil personnel plus que comme un objet de prestige. Il raconte l’avoir conduite longuement, à vive allure, dans le désert du Nouveau-Mexique, au point d’avoir été arrêté une fois. Il a même dû appeler Paul Allen pour l’aider à sortir de cette situation. « Parfois, quand je voulais réfléchir la nuit, je sortais simplement conduire à grande vitesse », a-t-il expliqué à propos de cette voiture qu’il appréciait tant. « Heureusement, je ne me suis pas tué en faisant cela. »
Cette Porsche 911 fut sa première voiture vraiment iconique, mais certainement pas la dernière. Au fil des années, Bill Gates s’est intéressé à plusieurs modèles prestigieux, enrichissant sa collection avec une Ferrari 348 et une Jaguar XJ6. Business Insider souligne d’ailleurs qu’il demeure, sur le long terme, un collectionneur passionné de voitures de luxe. Parmi ses véhicules les plus remarqués figure aussi une rare Porsche 959, devenue l’un des joyaux de sa collection automobile.
Que dépense encore Bill Gates avec sa richesse ?

Il est intéressant de noter que Bill Gates continue de considérer sa première Porsche comme l’une de ses deux seules grandes dépenses personnelles « coup de folie ». Toujours selon Business Insider, il déclarait encore en 2018 que cette voiture, ainsi que le jet privé de 40 millions de dollars qu’il a acheté plus tard, étaient les deux seules choses vraiment extravagantes sur lesquelles il avait dépensé de l’argent.
Tout dépend, évidemment, de ce que l’on entend par « extravagant ». Car il y a aussi sa demeure de 127 millions de dollars, un ensemble résidentiel qui semble tout droit sorti d’un rêve de milliardaire. Situé à Medina, dans l’État de Washington, le complexe appelé Xanadu 2.0 s’étend sur 66 000 pieds carrés. Il comprend sept chambres, six cuisines et 24 salles de bains, dont dix avec baignoire. On y trouve également une salle de réception pouvant accueillir 200 personnes, un cinéma privé, une bibliothèque extrêmement précieuse — avec, bien sûr, un manuscrit de Léonard de Vinci — et tout ce que l’imaginaire associe à la richesse absolue.
Mais Bill Gates n’est pas un milliardaire ordinaire. Son niveau de fortune lui permet aussi des fantaisies très spécifiques, comme une salle de trampoline, présente sur le domaine. Le terrain comprend en outre un ruisseau artificiel avec des poissons, ainsi qu’une plage dont le sable a été importé des Caraïbes. Et comme tout est pensé pour le confort high-tech, chaque recoin est équipé de technologies avancées. Finalement, les « choses folles » n’ont peut-être pas la même signification pour un simple mortel et pour l’un des hommes les plus riches du monde.
