Dans le registre du divertissement, peu d’histoires mêlent aussi bien pouvoir, argent et sports américains que celle de Jeff Bezos NFL. Pour la plupart des gens, un gain de 100 dollars au Keno dans un bar du quartier suffit à marquer une belle soirée. Mais pour l’un des hommes les plus riches de l’histoire, les ambitions prennent une tout autre échelle : il s’agirait presque de s’offrir une équipe de NFL comme on achète un objet de prestige, avec en ligne de mire une franchise locale chargée d’autant de symboles que de potentiel médiatique.
Selon MarketWatch, le stade des Seattle Seahawks se trouve à environ 2,4 kilomètres du siège d’Amazon. De quoi nourrir l’idée que Bezos garderait un œil très attentif sur cette équipe, presque comme un rapace surveillant sa proie au-dessus d’un fleuve. La valeur des Seahawks est estimée à 2,7 milliards de dollars, et un éventuel rachat permettrait de conserver la franchise entre les mains d’un milliardaire local du secteur tech, après la période Paul Allen, cofondateur de Microsoft, disparu en 2018.

Pour la suite, il faut préciser que Bezos n’a pas confirmé vouloir acheter les Seahawks, même s’il pourrait en réalité s’offrir n’importe quelle équipe de NFL. En théorie, il pourrait même acheter toute la ligue, pour un total d’environ 91 milliards de dollars. Son portrait d’acheteur potentiel en fait donc un candidat qui n’a que l’embarras du choix, entre puissance financière et influence considérable dans le monde du sport et de l’investissement.
Il possède aussi une demeure de 23 millions de dollars à Washington, D.C., ce qui pourrait faire d’autres franchises une éventualité, mais les Seahawks restent l’option la plus plausible. Et dans l’univers fermé de la NFL, l’approbation des autres propriétaires compte énormément : 24 des 32 doivent valider l’entrée d’un nouvel acquéreur dans cette sorte de cercle très sélect des ultra-riches.

Du côté des propriétaires déjà en place, les réactions semblent favorables. Jerry Jones, propriétaire des Dallas Cowboys, a déclaré qu’il le porterait « sur son dos » pour l’amener jusqu’à la NFL — une image évidemment métaphorique. Plus sérieusement, Robert Kraft, propriétaire des Patriots, a aussi affiché son soutien, estimant qu’une personne aussi tournée vers la communauté que Bezos pourrait finir par être bénéfique à Seattle.
Avec l’appui de ses pairs, son image de milliardaire méthodique et son goût pour les projets d’envergure, Jeff Bezos apparaît presque comme un favori naturel dans ce type de dossier. Même Mark Cuban, autre grand nom du sport et des affaires, juge qu’un profil comme le sien correspond parfaitement aux exigences d’un propriétaire de franchise NFL : intelligent, performant et immensément riche. Autrement dit, dans le divertissement comme dans le sport professionnel, Jeff Bezos NFL reste une combinaison qui attire forcément l’attention.
